Tous solitaires, tous solidaires

NOUVEAU LIVRE – 20€ // 310 PAGES – Broché et Ebook

Communiqué de presse

Avec l’effondrement des revenus publicitaires, estimé à 70 % ou 80 %, les chaînes de télévision ont été contraintes de rediffuser des programmes peu coûteux et si possible « feel good ». Pour contrer une couverture extensive de l’actualité anxiogène, les télévisions ont diffusé à foison des divertissements déconnectés du réel. Un peu comme les discours politiques sur la protection sociale, figés depuis des années, sur les années « Pompidou ».

Président de la République depuis moins de trois mois, Georges Pompidou organise le 22 septembre 1969, sa première conférence de presse. Elle porte exclusivement sur les questions financières, économiques et sociales. Avec toute la solennité que confère le lieu à ses propos, il cite « Fifi », surnom qu’il donne à son ordinateur personnel, qui prédit la fin proche du système si on ne diminue pas drastiquement le nombre de médecins.

Il aura fallu attendre cinquante ans et la crise sanitaire pour s’apercevoir que pour soigner, il faut un médecin, des professionnels de santé. Comme disait Montesquieu « Ce n’est pas les médecins qui nous manquent, c’est la médecine ». Le soin n’est pas seulement, un acte technique, c’est le premier acte de solidarité.

Produit de l’affrontement des différents acteurs qui ont investi une sphère publique cloisonnée et éclatée sur le principe de leur liberté, notre système de santé est devenu totalement illisible. Si Molière réapparaissait, au moment du 400e anniversaire de sa naissance, il ne prendrait plus comme objet de satire les médecins mais critiquerait le « galimatias » et le verbiage des « imperium d’autorités dégradées et de personnalités faibles » qui ont inspiré un champ de réformes perpétuel sans jamais, les soumettre au débat public.

S’il convient en ces jours tristes, de saluer « la solidarité visionnaire des membres du Conseil National de la Résistance qui ont inventé un système convenant parfaitement à un peuple meurtri et à une nation en reconstruction », il ne faut pas « réinventer » l’histoire. Il faut en finir avec les lieux communs. Déconfiner le débat. Nous réinventer. « Quand le jour d’après, nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant ».

Du spectre de la pléthore médicale à la pénurie, Jeannick Tarrière fait le récit savoureux des 75 années depuis la généralisation de la Sécurité sociale, pour en finir avec 1945 et 1970 et construire un système de santé solidaire, durable permettant de retrouver l’attractivité des métiers de la santé, moderniser les conditions d’exercice, dans un cadre de régulation rénové et souverain. Pour en finir avec la tragédie du « Patient malgré lui et du médecin imaginaire ».

Jeannick Tarrière, experte reconnue du secteur de la santé et de la protection sociale. Fondatrice de Traits d’union, elle préside le Comité scientifique du Cercle de Recherche et d’Analyse sur la Protection Sociale (CRAPS).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *