Transports sanitaires

Le CRAPS en ouvrant sa rubrique « au coeur des métiers de la protection sociale » sur son site, a voulu démontrer, que nous pouvions parler des grands sujets de la protection sociale sans démagogie, sans tabou, sans sectarisme, mais avec passion,  avec conviction tout en respectant les idées de d’autres personnes, c’est ce que l’on appelle la tolérance. .

Il n’est pas question, dans cette rubrique, de nous laisser aller à écrire du sensationnel, qui n’est jamais le reflet de la réalité, mais au contraire d’avoir toujours la volonté de traduire la vie de ceux qui font tous les jours la protection sociale.

Aujourd’hui, celui que nous avons voulu rencontrer est un personnage atypique avec une carte d’identité gravée dans le marbre.

La vie d’un Homme

Véritable autodidacte, la vie de Thierry SCHIFANO s’inscrit avec des références fortes.  Le 10 mai 1981 est dans tous les livres d’Histoire. Le lendemain le 11 mai 1981 c’est Thierry Schifano qui commençait à écrire l’histoire de sa vie.

Pour rencontrer notre homme cela n’est pas aussi évident que cela. Il va vite, son agenda est souvent surbooké, Le patron, le syndicaliste est toujours dans un avion, en voiture, sur une moto-taxi pour éviter les bouchons et gagner du temps entre Orly et l’avenue de Ségur : siège du  ministère de la santé, ou vers Montreuil  siège de l’assurance maladie.

Mais quand vous  voulez rencontrer Thierry Schifano vous allez au bout du monde ou plus exactement à MIMET un tout petit village comme nous les aimons, comme Marcel PAGNOL a su les écrire et les décrire, les filmer dans ses oeuvres comme Marius, comme Fanny, et surtout comme dans « la femme du boulanger »…

MIMET est le plus haut village des  Bouches du Rhône, 491 m d’altitude, le point le plus culminant s’élevant à 779 m.

Le territoire de cette commune est divisé en deux parties, relativement différentes par le massif de  « L’ ETOILE ». Le centre du village est  situé à 3 km de GARDANNE, 21 km d’Aix en Provence et 30 km de Marseille.

Cet adorable petit village de MIMET est comme nous les appelons symboliquement un village Républicain. La Mairie avec son fronton et sa devise «  LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE »,une église datant du  XII avec son clocher dominant la place du village et en face l’école de Jules Ferry. A coté de ce triptyque la boulangerie où est né Thierry Schifano il y a un peu plus d’un demi siècle, le 15 janvier 1959.

A noter que  nous avons découvert que c’est à MIMET qu’Henri VERNEUIL a tourné « le boulanger de VALORGUE »  avec FERNANDEL, la boulangerie du film était alors la véritable boulangerie du village. Celle-ci aujourd’hui est transformée en maison d’habitation,mais arbore toujours son enseigne.

THIERRY SCHIFANO va naturellement faire son apprentissage dans le fournil avec son père pour apprendre à choisir les matières à pétrir et les produits nécessaires à la fabrication du pain selon la tradition. LOUIS SCHIFANO, son père ne plaisante pas avec le respect  des traditions.

Aussi, à 19 ans, Thierry veut sortir de l’ombre de son père, veut exister par lui même. Il va s’affranchir de l’autorité paternelle. Une voiture : une DS break ambulance, qui sera son premier outil de travail et décide de s’installer comme artisan le 11 mai 1981.

Il ne raconte pas ses débuts mais plus précisément,  il les narre comme un poète le soir au coin du feu avec la passion du souvenir et un zeste de nostalgie.

IL se souvient de ses débuts, des périodes de vaches maigres (les fins de mois qui commençaient le 1er du mois), treize mois avant de commencer à gagner un peu d’argent. Mais il veut réussir et notre homme à une volonté de fer. Il sait, dit-il avec un brun d’humour, qu’il n’a pas fait de grandes écoles de commerce, « ma formation a moi » dit-il c’est :  « H..E..R c’est à dire : «  Haute Ecole de la Rue », raison de plus de réussir, de s’accrocher, de serrer plus d’une fois les mâchoires n’hésitant pas à admettre une soif de reconnaissance plus forte quand on est autodidacte.  La vie, il la connait, elle lui a donné des coups, elle l’a forgé, elle lui a appris et fait découvrir la sagesse. Celui qui était destiné à devenir le boulanger de MIMET devient ambulancier,  ou plus exactement devient le patron d’une entreprise de transports sanitaires regroupant environ 500 salariés et possédant 350 véhicules de transports sanitaires.

THIERRY SCHIFANO est omniprésent sur tous les fronts : la gestion de son entreprise, la politique, le syndicalisme, mais aussi la vie économique et sociale des Bouches du Rhône.

L’homme s’est décomplexé au fil du temps car il a du tempérament, de la ténacité,il sait que tout est éphémère et donc que le plus important est de croire à des fondamentaux.

Le temps passe très vite à écouter l’homme assis au coin de la table se raconter sans vantardise ,se parler parfois à haute voix comme pour se convaincre de ses choix, car il sait avant tout que l’essentiel c’est d’être humaniste et de pouvoir se regarder tous les matins dans une glace . Au détour d’une phrase, il reconnaît avoir une tête de cochon, il sait se battre, il sait convaincre comme quand-il a fait de l’humanitaire en 1992 à SARAJEVO pour rapatrier des enfants.

Il sait que l’autorité et le pouvoir ne se donnent jamais, « cela se gagnent » affirme t-il avec certitude ».

L’homme de MIMET dit avec une certaine fierté, quand on lui demande si parfois il n’a pas des contradictions «  oui, sans doute je considère que ma pensée n’est pas structurée, ou plus exactement qu’elle n’est pas formatée dans une logique de pensée unique »,c’est une grande force que mon père, que mon instituteur m’ont fait comprendre quand j’étais gamin.

En quittant le bureau, en traversant la cour, nous regardons la première ambulance achetée le 11 Mai 1981 par Monsieur Thierry SCHIFANO. Elle semble toujours l’éclairer et lui dire: «  tu as raison d’avoir les mains tendues et le coeur dessus ».

Le CRAPS s’efforce de faire découvrir à nos lecteurs sa passion pour la protection sociale. La protection sociale est réalisée tous les jours par des femmes et des hommes que nous voyons. Pour ceux qui liront notre reportage, peut-être seront-ils surpris de découvrir un homme, passionnellement attachant. Notre voyage nous a conduit aujourd’hui à  Bouc Bel Air. Pour rencontrer le PDG de la société A13.  Le groupement A13 est le nom de la société  de Transports de Thierry Schifano.

Présentation du groupement A13

Le groupement A 13 rassemble des entreprises de transports sanitaires implantées dans la région Provence, Alpes, côte d’Azur, qui répondent aux attentes de la chaîne de soins et de l’action sociale de proximité.

Le cadre du service à la personne, le groupement A 13 assure toute une gamme de transports à  « forte valeur ajoutée » :

Le transport de personnes nécessitant des soins de réanimation et une surveillance particulière (Service Médicalisée d’Urgence et de Réanimation),

Le transport de personnes allongées requérant ou non une surveillance médicale (ambulance)

Le Transport sanitaire en position assise (Véhicule Sanitaire Léger),

Le Transport de Personnes à Mobilité Réduite nécessitant un équipement particulier (TPMR),

Le Transport de produits sanguins, de la bile et dérivée avec une traçabilité totale des conditions de déplacement.

Pour chaque service effectué, le groupement A13 possède des équipements spécifiques et des équipages formés pour garantir les prestations proposées. Une démarche de certification ISO 9001-2000 est d’ailleurs en cours pour consigner l’ensemble des process et afficher clairement les engagements de chaque acteur de l’entreprise dans sa mission. Le client demeure ainsi au centre des préoccupations de chacun.

Le groupement A13 dispose d’une plate forme de services dédiée aux entreprises qui lui sont rattachées. Le partage de moyens et de compétences permet d’affirmer à ses clients et à ses prescripteurs une réponse à la hauteur de leurs attentes, avec des équipages opérationnels, des véhicules répondant à toutes les exigences d’hygiène et de sécurité et ce, 7/7 jours en 24/24h

Cette plate forme assure :

L’optimisation de la régulation des missions avec un plateau d’appel conjugué à un système informatique performant des gestion de déplacements,

La gestion administrative des ressources humaines, le recrutement et la formation de l’ensemble des équipages,

La désinfection de chaque véhicule dans une unité dédiée à cet effet : A13 s’est équipé d’un SAS de désinfection avec un des systèmes les plus performant du marché,

L’encadrement de la gestion administrative des missions : facturation, comptabilité, contrôle de gestion… ect,

La maintenance et l’entretien des véhicules dans un garage intégré, 800 m2 sont équipés pour résoudre la majorité des problèmes mécaniques que peut rencontrer la flotte. L’objectif est d’assurer l’entretien des véhicules de façon régulière tout en les immobilisant le moins longtemps possible.

La recherche et le développement de nouveaux services.

Depuis 2000, le groupement A13 élargit son champ d’intervention pour joindre à son offre initiale de nouvelles prestations. Après une expérimentation menée avec un établissement de soins pour réguler et optimiser ses demandes de transport, le groupement A13 a construit une offre logistique unique en France qui répond aux cahiers des charges les plus exigeants en termes de traçabilité et de qualité d’intervention.
LA REGULATION DES TRANSPORTS DE L’HOPITAL DE MARTIGUES

Le cahier des charges était le suivant : mettre en adéquation les besoins de services de l’hôpital et les moyens à disposition pour assurer les déplacements de patients tout en optimisant les transports pour maîtriser la dépense. Le respect des délais et la traçabilité de la mission étaient impératifs.

Pour répondre à cette demande, le groupement A13 a développé un système de gestion de commandes à distance, permettant l’automatisation de l’information et assurer une totale traçabilité des missions réalisées. Il permet également de protéger la demande de transport de toute intervention extérieure qui pourrait influencer le choix du moyen demandé. Les services appellent le garage de l’hôpital qui centralise l’ensemble des demandes de transports. Le garage regroupe les demandes de transport, les valide, les transmet par internet via le logiciel de gestion des missions à la plate-forme logistique du groupe A13 qui va distribuer les transports aux véhicules en fonction du cahier des charges (état du patient, délais, lieu, ect). Lorsque le véhicule reçoit l’ordre de mission, il valide auprès de la plate forme logistique la prise en charge. L’information est instantanément retransmise au garage de l’hôpital par informatique.

LA GESTION DE LA REGULATION DES TRANSPORTS D’URGENCE DU CENTRE 15

Dans le cadre de la réintroduction des transporteurs sanitaires dans les urgences pré-hospitalière, l’association SAS 13 a choisi de déléguer au groupement A13 la coordination des transports sollicités par le Centre 15.

L’objectif était de trouver un système efficace pour déclencher un véhicule « blanc » sur une mission d’urgence dans les délais imposés. Compte tenu du nombre de secteurs dans les Bouches-du-Rhône et du nombre de véhicules de garde les nuits, week-end et jours fériés, il était indispensable que le médecin régulateur du Centre 15 contacte directement l’équipage de garde.

Pour répondre à cette attente, le groupement A13 a proposé un service de régulation totalement dédié au centre 15. La plate-forme s’est équipée du logiciel Centaure déjà utilisé par le Centre 15 et a développé une extension de programmes pour garder un lien direct 7j/7 jours en 24/24..

Le médecin régulateur reçoit un appel, fait un diagnostic puis, en fonction de la pathologie, envoie un véhicule. S’il choisit un véhicule blanc (SMUR ou ambulance). Un « clic » suffit pour déclencher le process. Face à son écran, le régulateur des transports basé sur un autre site accuse réception de la demande, contacte par téléphone l’entreprise de garde en lui indiquant l’ensemble des informations nécessaires à la bonne réalisation de la mission. Lorsque le transport est terminé, l’équipage de garde informe la plate-forme qui, par Centaure, va clôturer la mission. En 2006, 16077 appels ont ainsi été régulés. Depuis février 2007, le Centre 15, en accord avec le SDIS 13 et le BMPM, a confié au centre de régulation des transporteurs sanitaires la gestion de leur carence. Si le véhicule de garde n’est pas disponible pour répondre à la demande dans les délais impartis, le régulateur transfère la mission au SDIS ou au BMPM (en fonction de la zone géographique).

LA PLANIFICATION DU TRANSPORT EN FONCTION DU LIEU D’HABITATION DU PATIENT ET LE DEVELOPPEMENT DU TRANSPORT PARTAGE – EXPERIMENTATION AVEC LES CENTRES DE REEDUCATION, CENTRE DE RADIO-THERAPIE.

Le transport d’un patient, dans le cadre d’un traitement récurrent, se fait en fonction de l’heure de rendez-vous fixé par le centre de soins. Le patient peut passer beaucoup de temps dans les transports ou dans l’attente d’un véhicule, ces derniers étant planifiés pour une succession de missions.

  • Un meilleur confort pour le patient : une personne qui habite en « intra muros » se déplace sur son lieu de traitement en début de matinée. A l’inverse, une personne qui réside à l’extérieur de la ville se rend au centre de soins en milieu ou fin de matinée.
  • Une rationalisation du travail du transporteur sanitaire, en lui permettant d’optimiser ses trajets, et de garantir ainsi des temps d’intervention.
  • Une économie pour l’assurance maladie , avec le développement des transports de plusieurs personnes (maxi 3) dans le même véhicule réduisant le montant global des remboursements. Ce type de déplacement est particulièrement adapté pour les traitements itératifs qui pèsent environ 60% des transports assis (hospitalisation de jour, radiothérapie, chimiothérapie, rééducation fonctionnelle…).

LE GROUPEMENT A13 EN CHIFFRES

 Missions de transport

  • 302 660 transports effectués en 2006
  • 17 800 K€ CA 2006

Entreprises du groupement

La Flotte

  • 400 véhicules,
  • 46 ambulances,
  • 5 SMUR,
  • 54 VSL,
  • 190 Véhicules équipés pour personnes à mobilité réduite,
  • 50 mini bus
  • 19 véhicules réfrigérés.

Les ressources humaines 

  • 600 salariés
  • Les équipages : 580 personnes
  • Les ressources administratives : 25

TRANSPORTS SANITAIRES

Au sens large du terme, les transports sanitaires sont les transports effectués par des ambulances, des véhicules sanitaires légers, des taxis, des véhicules spécifiques (handicapés) ou des moyens aériens.

Mais, l’Assurance Maladie prend également en charge des transports effectués dans un véhicule particulier appartenant ou non à l’assuré et des transports effectués à l’aide de transports en commun.

Au sens restreint du terme, le transport doit être effectué en position couchée et  l’ambulance ne peut transporter qu’un seul malade et nécessite un équipage de deux personnes. Elle peut être utilisée pour des missions liées à l’urgence.

Le véhicule sanitaire léger (VSL) permet le transport en position assise , avec un seul membre d’équipage, qui peut assister le malade dans ses déplacements et l’accompagner dans ses formalités administratives. Le VSL peut être utilisé par plusieurs patients en même temps (1 À 3). Le VSL est soumis à des normes d’hygiène et de sécurité strictes. Il ne peut participer aux transports liés à l’urgence.

Tous les autres moyens de transport terrestres peuvent participer au transport assis de patients sans condition sanitaire particulière et sans contingentement spécifique, sous réserve d’une prescription médicale (pour obtenir un remboursement).

C’est au médecin de déterminer le mode de transport le plus adapté à l’état du malade.

Les conditions médico-administratives nécessaires mais pas suffisantes pour la prescription d’un transport sanitaire sont bien définies :

  • Hospitalisation et sortie d’hospitalisation
  • Traitement nécessité par une affection longue durée ou un accident (ou maladie) du travail
  • Nécessité d’un transport couché.

Lorsqu’une de ces conditions est remplie, le médecin doit apprécier la nécessité réelle pour le patient de bénéficier d’un transport pris en charge par l’Assurance Maladie.

LE TRANSPORT SANITAIRE EN CHIFFRES VU PAR LA FNTS

Le transport sanitaire compte  4 887 établissements qui emploient 46 201 salariés.

2/3 des entreprises de ce secteur emploient moins de 10 personnes et seulement 0,5% des effectifs de la profession dans les entreprises qui comptent plus de 50 salariés.

1/3 des effectifs a entre 26 et 35 ans, 87% sont dédiés à la prise en charge du patient.

42% des salariés sont des femmes. Seuls 16% des emplois sont des contrats à temps partiel.

26180 véhicules sont en circulation, parmi lesquels 42% sont des ambulances et 58% sont des Véhicules Sanitaires Légers (VSL)

La dépense de transport réglée par l’assurance maladie s’élève a 2,5 milliards € 1,532 milliards rembourse des prestations faites par nos entreprises (54% en transport assis effectués par les VSL, 43% en ambulance) le solde sont des dépenses remboursées à d’autres organisations de transport (taxi, associations).

93% des patients transportés sont exonérés du ticket modérateur (ALD, CMU, urgence, ect..)

LES MISSIONS DU TRANSPORTEUR SANITAIRE

Un professionnel de santé

Selon les textes qui régissent la profession, l’ambulancier est chargé d’effectuer les transports sanitaires terrestres des malades, blessés ou parturientes pour des raisons de soins ou de diagnostic. Ces transports sont effectués sur prescription médicale ou à la demande du Centre 15 (SAMU). Pendant le transport, l’ambulancier doit assurer la sécurité et le confort du patient. Dans l’exercice de sa profession, il doit respecter les règles professionnelles applicables aux transports sanitaires. Etre ambulancier, c’est avant tout exercer un métier au service des autres, de manière dévouée et efficace. Un ambulancier :

  • Apporte les premiers secours (respiration artificielle, massage cardiaque…)
  • Prend en charge et transporte un blessé ou un malade dans les conditions optimales de sécurité, de confort et de bien-être psychologique
  • Surveille l’état du malade et s’il y lieu, branche les appareils d’assistance (ventilation, oxygène),
  • Conduit de façon appropriée et en toute sécurité en évitant les cahots et en ménageant le malade ou l’accidenté,
  • Vérifie chaque jour l’état du véhicule et du matériel d’assistance,
  • Remplit les tâches administratives : feuille de surveillance, fiche de bilan, facturations…
  • Collabore avec les autres intervenants de l’aide médicale urgente,
  • Transmet des informations aux services hospitaliers et effectue un bilan au Centre 15.

L’EVOLUTION INELUCTABLE DE LA DEMANDE DE TRANSPORT

L’organisation des soins sera, dans un proche avenir, différente de celle que nous connaissons aujourd’hui, avec la mission des transporteurs sanitaires comme un élément essentiel du dispositif. Pour cause, ils assureront le lien entre les plateaux techniques à forte valeur ajoutée et les structures de soins (hôpital de proximité, SSR ou hospitalisation à domicile), entre le lieu d’habitation du patient et son lieu de traitement, entre son lieu de vie et son médecin.

LES DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES ENTREPRISE

 Les obligations réglementaires relatives au travail de nuit et aux coupures obligatoires ainsi que l’arrêt Dellas et les conséquences sur le régime des équivalences ont conduit la profession à ouvrir des discussions en vue d’une réforme des dispositions conventionnelles de branche. A défaut d’accord il a été clairement annoncé par les organisations syndicales qu’elles dénonceraient les dispositions de branche et attaqueraient le décret en vigueur devant le conseil d’état, avec, pour conséquence directe, une augmentation de 30% de charges (hors travail de nuit et revalorisation salariale).Les fédérations professionnelles ont, de leur côté pour objectif, de préserver un juste équilibre entre les dispositions de branche et leurs obligations de mise en conformité avec les évolutions règlementaires dont l’arrêt Dellas. Il apparaît clairement que les entreprises de transport sanitaire ne pourront pas supporter seules les résultats de ces négociations dont le coût atteint 20% d’augmentation directe sur le compte d’exploitation! Les pistes que porte la FNTS sont un mix de revalorisations tarifaires et d’allégement de charges sociales. Les charges liées aux fluctuations des prix du carburant, le poste gasoil augmente régulièrement sur le compte d’exploitation des entreprises de transport sanitaire. Quelle sera l’évolution du prix du gasoil quel impact aura la régionalisation de la TIPP? Les carrossiers sont dans l’obligation d’apporter des modifications dans l’aménagement des véhicules de transport sanitaire, imposé par la communauté européenne. Pour chaque gamme de véhicule, un crash test doit être effectué pour observer le comportement du matériel ajouté et tester la solidité des points d’encrage. Même si les carrossiers ont déjà annoncé qu’ils réduiraient leur gamme pour mieux maitriser l’augmentation des coûts liés à cette certification, les transporteurs sanitaires devraient connaître une augmentation d’environ 20% sur chaque véhicule acheté. Par ailleurs, la signalétique de véhicules est également repensée et devra être modifiée sur l’ensemble de la flotte.

LA MAîTRISE LOGISTIQUE

Les entreprises de transport sanitaire choisissent peu à peu de mettre en place des outils pour répondre aux exigences des prescripteurs et des personnes transportées avec :

  • Le déploiement de la qualité par, notamment l’ISO 9001-2000
  • L’équipement des véhicules du matériel embarqué pour une meilleure traçabilité du transport

Si ces éléments peuvent être perçus comme un investissement pour l’entreprise, ils ne sont en aucun cas valorisés dans la facturation du transport. Quel que soit la qualité du transport effectué, l’assurance maladie rembourse la mission dans le cadre médico-administratif défini.

Nous venons d’essayer de peindre la vie d’un homme engagé dans la société avec des conviction fortes qu’il fait partager. 

Il aurait pu choisir la facilité, l’égoïsme. Il a choisi d’autres référence et d’autres valeurs, comme la solidarité, la tolérance et le travail.

Si nous devions résumer Thierry Schifano nou pourrions lui appliquer cette citation.

« Ceux qui se battent ne gagnent pas toujours, Ceux qui ne se battent jamais perdent toujours »

Lui gagne souvent…