Le CRAPS à la rencontre d’un Podologue

Le Craps débute une série de reportages sur les métiers de la protection sociale. Ces chroniques nous amènent à rencontrer les femmes et les hommes qui font vivre tous les jours la protection sociale, par la profession qu’ils exercent, souvent différente, parfois difficile et quelquefois mal connus.

Le monde médical et paramédical traverse actuellement une période difficile…
Nous pouvons comme certains le font, systématiquement, « condamner », ou au contraire nous pouvons essayer de comprendre cet univers. Le Craps a retenu cette deuxième solution : Comprendre.

Loin des journalistes et des photographes, les attentes du Craps vis-à-vis de ces reportages furent clairement identifiées : Comprendre dans un premier temps et expliquer par la suite, le vécu quotidien des employés du domaine de la protection sociale. En effet, le Craps qui se veut être un lien de compréhension et de dialogue aspire à comprendre, à discuter et à confronter la réflexion entre les jeunes et les ainés.

Nous savons que 1000 trains roulent chaque jour, on peut s’intéresser à celui qui arrive en retard, mais nous, nous voulons parler des 999 qui arrivent à l’heure.
Pour ce premier reportage, le Craps « Zoom » sur le « Para médical » et plus principalement sur le métier de Podologue.

Nous avons ainsi, rencontré en juin dernier, Jérôme B., pédicure-podologue fraîchement diplômé, né en 1986, et titulaire du bac scientifique à 18 ans. Ce passionné de sport qui avoue volontiers que « le sport est une culture familiale », va longtemps hésiter entre l’arbitrage et la podologie. Il concilie les deux en optant pour le « pied « : Pédicure-podologue et arbitre officiel de football de niveau national.

Rencontré dans le cabinet dans lequel il effectue un remplacement de 6 mois, il nous explique, que le métier de pédicure-podologue est un métier à la fois manuel et relationnel. Son cabinet, situé en zone rurale, lui permet de rencontrer des acteurs de la société des jeunes et des moins jeunes.

Autre son aspect relationnel, Jérome B. souligne que la podologie exige des connaissances approfondies en anatomie, en biomécanique humaine et dans les nouvelles technologies.  955 pédicures-pologues exercent en France, dont 68% de ces derniers sont des femmes. La collaboration avec d’autres para médicaux, tels que les infirmier(e)s, les kinésithérapeutes mais aussi avec les médecins, semble indispensable à Jérôme B. En effet, pour ce dernier, la profession a besoin de s’ouvrir vers l’extérieur, vers la prévention. C’est en cela,  qu’il pense qu’un travail doit s’instaurer avec l’assurance maladie.