Vrai ou faux ? Cinq idées reçues sur l’épilepsie

Cette maladie, ou plutôt ces maladies car il en existe plusieurs formes, est méconnue et suscite beaucoup de croyances populaires. Elle touche pourtant 1% de la population. Décryptage.

Lutter contre les idées reçues sur l’épilepsie, et faire que la maladie ne soit plus taboue, c’est le combat du Pr Stéphane Auvin, qui livre des conseils de vie au quotidien dans le livre L’épilepsie chez l’enfant (*). Retour sur quelques idées toutes faites.

L’épilepsie est une maladie mentale

Tout d’abord, on utilise souvent le mot épilepsie au singulier, alors qu’il s’agit en fait d’un ensemble de maladies. Elles commencent à l’enfance et à l’adolescence, mais peuvent aussi survenir à l’âge adulte. Les trois principaux types sont les épilepsies avec crise focales, l’épilepsie à pointes centro-temporales et l’épilepsie absence.

« Il s’agit de maladies neurologiques, de dysfonctionnement du cerveau mais pas de pathologies mentales », explique le Pr Stéphane Auvin, neuropédiatre, spécialiste des épilepsies de l’enfant et de l’adolescent.

Les épilepsies sont un groupe de maladie qui se manifestent par la répétition imprévisible de crises épileptiques. Les crises sont la conséquence d’une « désorganisation » passagère d’une partie plus ou moins étendue du cerveau.

En cas de crise, l’enfant risque d’avaler sa langue

« Un patient ne peut pas s’étouffer pendant une crise. Il n’y a aucun risque non plus qu’il n’avale sa langue. Il ne faut donc rien mettre dans sa bouche ni tenter de lui ouvrir la mâchoire de force », insiste Stéphane Auvin.

Cette croyance populaire reflète le sentiment de danger imminent face à quelqu’un qui convulse, scène traumatisante pour l’entourage.

Que faire en cas de crise ? « Il faut protéger le patient pour éviter qu’il ne se blesse sur une table ou un vase à proximité par exemple. Une fois que l’espace est sécurisé, couchez-le sur le côté, et attendez la fin de la crise. Une crise dure en moyenne 3 minutes et demi. Si elle dure plus de 5 minutes, appelez le 15 », conseille Stéphane Auvin.

Les écrans et les jeux vidéos déclenchent les épilepsies

Il peut y avoir des crises déclenchées par les stimulations des écrans, mais c’est rarissime. « Selon ce qui est observé par les parents, le médecin saura dire si cela peut avoir un impact sur leur enfant ou leur adolescent. Si c’est le cas, le médecin expliquera les adaptations voir éventuellement des mesures de restriction. Si ce n’est pas le cas, {…}

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Source : dna.fr