Vieillesse, handicap et dépendance: une nouvelle loi en 2016

La récente loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement montre une réelle prise de conscience des réalités liées au vieillissement. Olivier Tonnelier reçoit Christine Staquet.

Selon l’INSEE l’espérance de vie est d’environ 85 ans pour les femmes et 78 ans pour les hommes, elle devrait grimper d’ici 2050 à 90 ans et 86 ans. Une augmentation de la durée de vie qui s’accompagne de réalités concrètes liées au vieillissement. Les besoins en aide médicalisée vont s’accroître pour faire face à la dépendance et à la perte d’autonomie notamment.

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement montre une réelle prise de conscience de cette réalité. Votée le 28 décembre 2015, elle devait entrer en vigueur le 1er janvier 2016 mais ses décrets ne sortiront que fin mars, pour une application au 1er avril 2016. De manière générale, le texte encourage chacun à entamer un processus de projet de vieillissement. Selon Christine Staquet ce projet de vieillissement est quelque chose « à travailler assez tôt pour faire face aux difficultés du quotidien » lorsqu’on est en situation de dépendance.

Parmi les aides pour les personnes âgées, l’Allocation personnalisée d’autonomie (Apa), dont la toute récente loi prévoit que le montant pourrait être levé selon le degré de dépendance. Cette aide est déterminée par une équipe médico-sociale détachée par un département. Selon les difficultés de la personne à effectuer les gestes du quotidien, en particulier la toilette et le déshabillage, l’équipe évalue le degré de dépendance et le type de besoin. L’accès à l’Apa est universel, mais il obéit à certaines conditions, comme être âgé d’au moins 60 ans.

A noter: parmi les dispositifs prévus par la loi de janvier 2016, le dispositif Mona Lisa, de lutte contre la solitude. On parle souvent de la solitude des jeunes mais avec l’âge cela devient une réalité et une vraie souffrance pour un grand nombre de personnes. La loi encourage l’accompagnement pour aider les personnes qui souffrent de solitude, mais son application se fera selon la volonté du département.

Source : rcf.fr