Vers une légère décrue du déficit cette année

La prévision de déficit de l’Unédic a été ramenée à 3,6 milliards en 2017, soit 213 millions de moins que prévu en septembre.

Comme chaque année, à pareille époque, l’Unédic a actualisé ses prévisions financières à court et moyen terme. Conclusion ? Du mieux en lien avec l’amélioration du marché du travail, mais pas suffisamment pour exonérer les partenaires sociaux, qui gèrent l’assurance-chômage, de trouver de substantielles économies (lire ci-dessus).

Le consensus des économistes table désormais sur une progression du PIB de 1,3 % en 2017 et de 1,4 % en 2018. L’inflation est attendue en hausse de 1,3 % ces deux années. Dans ce contexte, les créations d’emplois dans le privé s’élèveraient à 135.000 cette année et à 113.000 l’an prochain. C’est nettement moins qu’en 2016 (+218.000), mais nettement mieux que ce qu’attendait l’Unédic dans sa dernière prévision de septembre (+76.000 et +66.000 respectivement). Du côté positif : une croissance un peu plus forte. Du côté négatif, le ralentissement des effets de la prime à l’embauche dans les PME ou des mesures de baisse des charges des entreprises.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité progresserait de 47.000 en 2017. Là encore, c’est nettement moins bon que le recul de 107.400 l’année dernière. Mais c’est nettement mieux que la hausse de 79.000 anticipée en septembre. Les tendances sont les mêmes pour les chômeurs de catégorie B ou C, c’est-à-dire en activité réduite. Le taux de chômage au sens du BIT ressortirait à 9,8 %, stable.

Prévisions conformes

Résultat, l’Unédic a confirmé sa prévision de déficit pour 2016, attendu à hauteur de 4,2 milliards d’euros. Pour 2017, ses experts l’estiment désormais à un peu moins de 3,6 milliards, soit 213 millions de mieux qu’en septembre. Et à 3,9 milliards l’année suivante, exercice aux termes duquel la dette atteindrait 37,5 milliards.

A quelques centaines de millions près, les nouvelles prévisions financières de l’assurance-chômage sont donc conformes à celles de septembre. Mais ce sont surtout les prochaines qui compteront. Celles qui, en cas d’accord des partenaires sociaux, prendront en compte la nouvelle convention. Par la suite, il faudra aussi intégrer la politique d’emploi du futur gouvernement.

Source : lesechos.fr