Un nouveau médicament fait ses preuves contre la maladie d’alzheimer !

TRAITEMENT – Une nouvelle molécule testée sur un petit panel de patients est parvenue à ralentir la progression de la maladie dégénérative. Et contrairement aux autres médicaments testés, elle n’est pas toxique pour les patients.

Un petit essai qui donne de grands espoirs. La maladie d’Alzheimer est en effet la maladie neurodégénérative la plus fréquente à ce jour. Près de 900.000 français sont concernés, selon l’INSERM. Elle pourrait toucher 1.3 million de personnes d’ici 2020. Pour l’instant, les traitements déjà commercialisés aident à réduire les symptômes de la maladie mais ne ralentissent pas sa progression.

Mais une nouvelle étude publiée dans la revue médicale Science Translational Medicine laisse espérer la commercialisation d’un nouveau type de médicament d’ici deux, trois ans. La molécule en question s’appelle « verubecestat » et a été développée par les laboratoires américains Merck.

Objectif : bloquer une enzyme

Pour bien comprendre, lorsque la maladie d’Alzheimer évolue, des protéines forment des plaques qui altèrent le fonctionnement des neurones, et a fortiori les capacités cognitives comme la mémoire. Alors pour stopper ce processus, les laboratoires pharmaceutiques cherchent à développer des molécules capables d’agir sur ces protéines.

Pour cette étude, les scientifiques ont suivi 32 volontaires souffrant de la maladie d’Alzheimer à un stade précoce. Les résultats des travaux montrent que la molécule développée réduit la présence de protéines nocives beta-amyloïdes dans le cerveau. Comment ? En bloquant une enzyme appellée BACE1.
Un médicament potentiellement commercialisé d’ici 3 ans

Mais contrairement aux autres médicaments développés, la molécule ne s’est pas avérée toxique pour les participants. Autrement dit, elle n’a pas provoqué d’anomalie du rythme cardiaque, d’éruptions cutanées ou d’effets secondaires neurologiques.

Après avoir observé les bénéfices sur les rats et les souris, la molécule continue donc de faire ses preuves. Deux essais cliniques internationaux sont actuellement en cours et devraient se terminer en juillet 2017. Près de 3.000 personnes y participent. Si les résultats sont aussi encourageants, le médicament pourrait voir le jour d’ici deux à trois années.

Source : lci.fr