Travail détaché, Emmanuel Macron tente de rallier l’Europe

En Autriche, d’abord, puis en Roumanie et Bulgarie, ces trois jours, Emmanuel Macron a une mission : créer un climat de confiance sur un sujet devenu épidermique, le travail détaché. Pas une mince affaire, surtout en Roumanie, opposée au durcissement de la directive européenne.

Aujourd’hui, sur les 286 000 travailleurs détachés en France, environ 30 000 viennent de Roumanie (troisième pays de provenance derrière la Pologne et le Portugal). Ils travaillent, pour la plupart, dans le bâtiment.
Avec des salaires bien supérieurs aux 300 € qu’ils peuvent toucher dans leur pays, ces ouvriers contribuent pour une bonne part au 1,58 milliard d’euros envoyés par la diaspora dans leur pays d’origine.

La Roumanie brandit le carton jaune

En 2016, la Commission européenne a annoncé vouloir revoir le texte, mais, déjà, la Roumanie, avec dix autres pays, a brandi un carton jaune, prétextant une entrave aux conditions de libre-échange, un des acquis de leur adhésion à l’Union.

En juin dernier, alors que les ministres du travail européens étaient sur le point de valider une nouvelle mouture, égalisant les conditions salariales, Emmanuel Macron a stoppé cet élan, exigeant une refonte plus stricte du système.

Son initiative a généré une levée de boucliers en Roumanie, notamment, contre l’idée d’ôter de la rémunération les frais de déplacement {…}

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Source : la-croix.com