Comment la télé-médecine permet de soigner plus rapidement les AVC

Depuis quelques mois, le centre hospitalier Emile-Roux est équipé d’un équipement de télé-médecine pour diagnostiquer et soigner plus rapidement les patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

Chaque minute compte. Lorqu’une personne paraît victime d’un accident vasculaire cérébral, la réaction et le bon diagnostic sont primordiaux dans la prise en charge. Le Centre hospitalier Emile-Roux, au Puy-en-Velay, au même titre que d’autres hôpitaux d’Auvergne s’est équipé d’un système de télé-médecine pour améliorer les conditions de prise en charge des patients la nuit, le week-end et les jours fériés. C’est-à-dire en l’absence d’un neurologue sur place pour assurer le bon diagnostic.

Un gain de temps supérieur à une heure

Avant, un transport à Saint-Etienne ou Clermont-Ferrand s’imposait. Même par hélicoptère, la perte de temps dépassait au moins une heure. Depuis juillet 2016, une connexion avec le neurologue de garde à Clermont-Ferrand permet de poser une expertise sur la pathologie en cas d’AVC ischémique, soit 80 % des AVC, c’est-à-dire une artère bouchée par un caillot. « Depuis vingt ans, deux méthodes existent pour déboucher : une perfusion pour faire fondre le caillot, et la thrombectomie mécanique pratiquée par un neuroradiologue pour retirer de façon mécanique le caillot s’il est situé sur une grosse artère », détaille le Dr Jérémie Dassa, neurologue à l’hôpital du Puy.

Depuis le lancement de la télé-consultation au Puy, 22 patients ont compté sur cette rapidité de réponse dont 11 depuis le début de l’année. Quatre personnes ont ainsi bénéficié d’une fibrinolyse intraveineuse pour faire fondre le caillot et réduire les séquelles.

AVC, tous concernés

En Haute-Loire, 350 cas d’AVC sont traités chaque année. Ce chiffre est en légère hausse depuis quelques années et pourrait connaître une évolution encore plus conséquente dans les années à venir.

L’âge moyen est autour de 70-75 ans. Mais toute personne, même jeune, peut être concernée. Les hommes sont particulièrement touchés.

Le principal facteur est l’hypertension artérielle, devant le tabac, le cholesterol, le diabète ou encore l’apnée du sommeil. « Il ne faut pas prendre d’aspirine, surtout pas », prévient le Dr Dassa.

« Une activité physique régulière de 30 minutes permet de réduire les risques », signale-t-il avant d’ajouter : « Il faut faire attention à son hygiène de vie en préférant une alimentation de type régime méditerranéen : privilégier le poisson, l’huile d’olive, les légumes, éviter le beurre, le sel, la viande rouge. »

Les symptômes

Petit rappel des symptômes qui peuvent arriver lors d’un AVC : vous perdez de la force d’un côté, comme une paralysie, vous avez une perte de la sensibilité, un engourdissement, des fourmillements dans un bras ou dans une jambe, une perte partielle ou totale de la vision, des vertiges ou encore des troubles de la parole. « Il faut appeler le 15. Et même si ça disparaît au bout de quelques minutes, il ne faut pas attendre, le caillot a pu passer mais il faut repérer où se situe la source du caillot pour éviter que ça se reproduise. »

Source:lacommere43.fr