Tabac : la ministre de la Santé veut une forte hausse des prix dès 2018

La ministre de la Santé veut augmenter rapidement et fortement le prix du tabac. Durant sa campagne, Emmanuel Macron s’était dit favorable à un paquet de cigarettes à dix euros.

Le prix du paquet de cigarettes devrait très rapidement faire un nouveau bond. Dans une feuille de route adressée au Premier ministre Edouard Philippe, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué vouloir augmenter «rapidement et fortement» le prix du tabac «dès 2018».

«Mon objectif est que la génération qui naît aujourd’hui soit la première génération sans tabac», écrit la ministre dans ce document mis en ligne ce week-end par le site Hospimedia et qui doit faire l’objet d’arbitrages. «La lutte contre le tabagisme, qui constitue la première cause évitable de mortalité, sera intensifiée à la fois en augmentant rapidement et fortement, dès 2018, le prix du tabac et en finançant des actions de prévention, de sevrage et de recherche appliquée», ajoute Agnès Buzyn.

Bientôt un paquet à dix euros ?

Ce souhait de la ministre de la Santé n’est pas une surprise. Dans une interview accordée au Parisien-Aujourd’hui en France il y a deux semaines, avait affirmé «ne pas être contre» une hausse du paquet de cigarettes à dix euros. Elle n’avait en revanche pas évoqué de calendrier. L’idée d’un paquet à dix euros avait auparavant été évoquée en mars dernier par Emmanuel Macron, lorsqu’il n’était que candidat. Une telle mesure représenterait une hausse d’environ 50% pour les fumeurs, le prix du paquet se situant actuellement entre 6,50 et 7 euros.

Evidemment, l’hypothèse d’une hausse aussi conséquente n’enthousiasme pas vraiment les industriels et les buralistes. «Même s’il n’y a pas de tabou en ce qui concerne d’éventuelles augmentations des prix du tabac, celles-ci doivent se faire de manière raisonnable afin de ne pas faire exploser encore plus le marché parallèle», a commenté Benoît Bas, directeur des relations extérieures de Japan Tobacco International (JTI).

Le tabac n’est d’ailleurs pas le seul visé par la ministre de la Santé. Dans sa feuille de route, Agnès Buzyn affirme que «d’autres actions porteront notamment sur l’alcool, l’obésité, la sédentarité, la prévention des cancers, la santé au travail et la santé dans les lieux de privation de liberté».

Source : leparisien.fr