Sport à l’hôpital : grand chantier à l’AP-HP

L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (APHP) a organisé ce 21 avril la première rencontre sport – santé. L’objectif était de présenter les initiatives en matière sportive pour ses patients. Petit tour d’horizon des programmes déjà mis en place et des projets en cours.

Deux hôpitaux parisiens, l’Hôtel-Dieu et l’hôpital Robert Debré proposent des activités physiques et sportives à plus de 750 patients (550 adultes et 200 enfants). Dans un premier temps, ces programmes sportifs seront indiqués pour les malades les plus sévères pour ensuite se développer à un nombre plus large de patients en lien avec les médecines de ville.

A partir de la rentrée prochaine, l’Hôtel-Dieu se concentrera autour de trois projets, le premier autour de patients atteints de BCPO, le second pour malades atteints de cancers et le troisième destiné aux patients vivants avec le VIH.

Dans le cas du cancer, les bénéfices du sport pour la santé seront étudiés pour en évaluer l’impact sur le sommeil, sur l’Indice de masse corporelle (IMC), la pression artérielle, la fréquence cardiaque, ou encore la prévention des chutes. Pour les avantages sur la santé mentale, on évaluera la réduction de la consommation de psychotropes, une meilleure gestion des effets secondaires, de la douleur et des indicateurs de qualité de vie et du bien-être.

A l’Hôpital Saint-Louis, par exemple, Lucie, une patiente atteinte du cancer du sein explique que « tout est fait dans la douceur, c’est du tennis thérapeutique, je n’ai pas eu de crainte. C’est très bien qu’on soit pris en charge dans le protocole de l’hôpital. Je n’irai pas m’inscrire à un cours de tennis avec quelqu’un qui ne connaît pas la maladie que j’ai eue. »

A l’hôpital Raymond Poincaré de Garches (92), le sport a sa place depuis 1955, c’est un pionnier en la matière. Il y a un grand gymnase mis à la disposition de tous les patients. Le Dr Caroline Hugeron, du service de médecine physique et de réadaptation indique que « le sport ne permettra pas de récupérer d’un handicap, en revanche l’exploitation des capacités résiduelles est bien meilleure et psychologiquement les patients sont en meilleure forme ».

Source : francetvinfo.fr