Sommet de l’UE : la Suède veut un socle européen des droits sociaux

Le Premier ministre social-démocrate suédois Stefan Löfven plaide pour une « Union à forte dimension sociale » avant la tenue d’un sommet européen à Göteborg vendredi 17 novembre. Il souhaite, avec la Commission européenne, faire signer à tous les États membres une grande déclaration contre le dumping social, baptisée « Socle européen des droits sociaux ».

Les dirigeants européens se réunissent vendredi pour un sommet social à Göteborg, une offensive lancée par Bruxelles et la Suède pour regagner la confiance des citoyens face à la montée du populisme qui fragilise l’Union.

Après le choc du Brexit et le renforcement de tendances eurosceptiques dans plusieurs pays membres de l’UE, dont récemment l’Allemagne et l’Autriche, la Commission européenne est déterminée à montrer que l’Union n’est pas simplement un grand marché, mais qu’elle a aussi à cœur de réduire les inégalités.

Socle européen des droits sociaux

Co-organisateur du sommet, le Premier ministre social-démocrate suédois Stefan Löfven a admis « être inquiet de la montée des extrémismes de droite, poison de la société », et plaidé pour une « Union à forte dimension sociale ».

D’où l’ambition de faire signer par les 28 États membres une grande déclaration contre le dumping social, baptisée « Socle européen des droits sociaux », certes sans portée légale mais au moins censée donner un signal aux peuples que les plus démunis d’entre eux ne sont pas oubliés.

À Göteborg, lors d’une cérémonie, seuls trois dirigeants européens doivent parapher ce texte au nom de tous les autres : le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, celui du Parlement européen Antonio Tajani et le Premier ministre estonien Juri Ratas dont le pays assure la présidence tournante de l’Union pour six mois.

La Première ministre britannique Theresa May participera à cette proclamation solennelle, même si son pays, qui s’apprête à quitter l’UE le 29 mars 2019, a toujours été farouchement opposé à une trop grande implication de l’UE dans ce domaine.

En revanche, la chancelière allemande Angela Merkel, en pleine négociation pour former un nouveau gouvernement de coalition, restera à Berlin. Elle sera la grande absente du sommet, auquel doivent participer ses partenaires de l’Union. Son service de presse a toutefois rappelé que le gouvernement allemand soutenait pleinement le « Socle européen des droits sociaux », comme les 27 autres États membres.

20 principes sociaux

Ce texte égrène vingt principes et droits censés être respectés sur tout le continent européen, comme le droit à l’enseignement et à l’orientation professionnelle, l’égalité des chances et de traitement notamment entre hommes et femmes {…}

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Source : ouest-france.fr