Selon une enquête de la Drees, l’ACS reste mal connue

L’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) serait inconnue de près de 75 % de la population. C’est, en tout cas, ce que rapporte une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

Portant sur l’année 2014, l’enquête exclut la réforme qui est entrée en vigueur en juillet 2015 avec mise en concurrence des contrats et émergence de onze offres ACS retenues par les pouvoirs publics.

Enseignement important, près des 3/4 de Français n’ont jamais entendu parler de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS). Et Sur les 29 % des concitoyens qui disent la connaître, 17 % ne savent pas avec précision ou pas du tout qui peut en bénéficier. Pourtant, la tendance à l’utilisation de l’ACS est à la hausse. Selon l’Agence de presse mutualiste, qui cite Marisol Touraine, « à la fin 2015, 500.000 bénéficiaires avaient souscrit ces nouveaux contrats et ce, alors que la majorité des assurés renouvellent leur contrat au 1er janvier. Le nombre de bénéficiaires a progressé de 140.000 en un an. »

A la différence de l’ACS, d’autres aides sont mieux identifiées. C’est le cas de la CMU-C pour 90 % des personnes interrogées, des allocations familiales dont 99 % des Français ont déjà entendu parler, selon l’étude. Un taux qui est de 97 % pour les aides au logement et le revenu de solidarité active (RSA).  De même, au moins trois personnes sur quatre connaissent la prime pour l’emploi (PPE), l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).

Malgré cette connaissance, la population manque encore d’informations sur le public ciblé par chaque aide. Ainsi, près de la moitié (49 %) des personnes ont une idée assez précise des bénéficiaires de la CMU-C et 51 % pour le RSA. Les allocations familiales font figure d’exception, avec 71 % des personnes correctement informées.

Enfin, une campagne d’information a été lancée mi-2015, après la réforme de l’ACS. L’objectif est de sensibiliser les populations sur son existence.

Source : assurbanque20.fr