Que se passe-t-il dans le cerveau des malades d’Alzheimer ?

Les mécanismes biologiques responsables de la maladie sont de mieux en mieux connus.

Cela commence par quelques oublis ponctuels qui paraissent insignifiants au regard de la tonne d’informations que nous enregistrons chaque jour: l’heure d’un rendez-vous, le nom d’une personne ou d’un lieu pourtant bien connus, l’endroit où l’on a laissé ses clés de voiture ou ses lunettes. Plus tard, ces amnésies isolées s’aggravent et commencent à toucher des souvenirs plus anciens, des faits marquants de notre vie. À ce moment-là, plus de doute: la maladie d’Alzheimer, qui porte le nom du médecin allemand qui en a fait la première description en 1906, est déjà bien installée.

À l’intérieur de notre boîte crânienne, dans les coulisses de notre cerveau, les événements responsables de la maladie sont déjà à l’œuvre depuis de longues années. Quels sont ces mécanismes qui grignotent notre mémoire? «La maladie d’Alzheimer est le fruit d’un processus naturel, c’est une maladie normale du vieillissement qui toucherait tout le monde si nous vivions 120 ans», explique Ronald Melki, directeur de recherche CNRS à l’Institut des Neurosciences Paris Saclay.

Une poubelle déficiente

Depuis peu, les scientifiques ont identifié les coupables. Ce sont deux protéines – des entités chimiques qui assurent de multiples fonctions au sein des cellules – connues sous le nom de «bêta amyloïdes» et «tau». La première n’est pas bien connue: «On ne sait pas à quoi elle sert», souffle le chercheur. La seconde, la protéine tau, est mieux décrite: elle joue un rôle important dans le transport de différentes molécules à l’intérieur des neurones.

Ces deux protéines ont la capacité de s’agréger. Les protéines bêta amyloïdes forment ainsi des plaques à l’extérieur des neurones, tandis que les protéines tau s’assemblent en amas à l’intérieur {…}

Pour en savoir plus, cliquez ICI

Source : sante.lefigaro.fr