Santé, prévoyance, épargne salariale, chèques services… les outils à la loupe

Les avantages sociaux et autres outils de complément de salaire ont chacun des atouts qui les rendent plus ou moins adaptés suivant le profil des entreprises. Revue de détail.
Santé, prévoyance, retraite
La complémentaire santé va devenir obligatoire, mais d’autres dispositifs renforcent l’attractivité des entreprises sur le terrain de la protection sociale. « La prévoyance, comme la retraite complémentaire, bénéficie de déductions fiscales et/ou sociales », souligne Laura Castineiras. Cependant, « les dispositifs d’épargne retraite restent complexes à manier, car interdépendants en termes de plafond, ce qui explique leur sous-développement quand ils ne sont pas rendus obligatoires, prévient-elle. Le plus sage est de ne s’en remettre qu’à un seul conseil qui aura une vision globale de l’entreprise, sous peine de risquer un redressement de l’Urssaf ».
Intéressement et participation
Qui dit motivation dit partage des résultats, un mécanisme loin d’être l’apanage des grands groupes. « L’intéressement et la participation sont les meilleurs outils pour rémunérer à moindres frais,assure Laura Castineiras, spécialiste rémunération et protection sociale chez Expert & Finance. Et contrairement à ce que pensent souvent les PME, ils peuvent être mis en place à partir d’un salarié. » L’intéressement, facultatif, a été pensé comme un outil d’épargne, mais il dope aussi le pouvoir d’achat car « les primes peuvent être affectées à un compte épargne ou perçues en cash ». La participation est obligatoire à partir de 50 salariés, mais accessible dès le premier. Attention toutefois, « sa formule de calcul peut sembler barbare aux TPE », prévient Laura Castineiras. A compter du 1er janvier, la loi Macron va réduire le forfait social à 8 % pour les entreprises qui concluront pour la première fois en cinq ans un accord sur la participation ou l’intéressement.
Plans d’épargne
Plusieurs « réceptacles » permettent d’accueillir l’épargne des employés, qu’elle vienne de l’intéressement et de la participation ou de leur salaire, complété par des abondements de l’employeur. « Le plan d’épargne entreprise (PEE) s’adapte à une épargne courte : les sommes sont bloquées cinq ans, mais il existe de multiples cas de déblocage anticipé », pointe Laura Castineiras. Utile pour convaincre les nouvelles générations, logiquement moins tentées par le plan épargne retraite complémentaire. Les sommes du Perco, en effet, ne sont utilisables qu’au départ en retraite, en cas d’invalidité, de surendettement, de décès et d’expiration des droits à l’assurance-chômage. Mais il existe un cas de déblocage « heureux » : l’achat de la résidence principale, autre point fort pour les jeunes actifs.
Titres de service
Chèques -Déjeuner, Chèques- Vacances… Les titres de services forment une panoplie d’outils annexes qui, « en cumulé, procurent du pouvoir d’achat », rappelle Laura Castineiras. Les chèques cadeaux, par exemple, peuvent être distribués lors de douze événements fixés par l’Urssaf. L’employeur peut choisir les thématiques qui parlent le plus à ses équipes : tickets repas pour supplanter une cantine, Cesu pour concilier vies « pro » et « perso » Les chèques emploi service universel préfinancés ouvrent droit à des services à la personne jusqu’à 1.830 euros par an et par salarié.

Source : Les Echos