Salariés, fonctionnaires, retraités… Calculez l’impact des mesures fiscales de Macron sur votre fiche de paie

Le gouvernement a confirmé une hausse de la CSG, qui finance la protection sociale, avec en contrepartie une baisse des cotisations salariales. 

Qui gagne, qui perd ? Pour redonner du pouvoir d’achat aux actifs, le gouvernement a confirmé la promesse de campagne du président Macron de réformer le financement de la protection sociale. La CSG (contribution sociale généralisée) doit être augmentée, tandis qu’en parallèle les cotisations chômage et maladie doivent être supprimées pour les salariés du privé.

Plutôt que de faire peser le poids du financement des assurances maladie et chômage uniquement sur le travail, l’idée consiste à le répartir davantage via la CSG qui porte sur d’autres types de revenus comme le patrimoine et les produits de placements financiers. Mais dans les faits, comment cet équilibrage se traduira-t-il sur votre fiche de paie ? Franceinfo vous propose une calculette pour vérifier l’impact de cette réforme en fonction de votre statut et de votre salaire.

Les salariés du privé, grands gagnants de la réforme

Pour les salariés du privé, la réforme se traduirait par une suppression des cotisations chômage et maladie, qui représentent 3,15% du salaire, et par une hausse de 1,7 point de la CSG. Dans le cas de figure d’un salarié au Smic, cela équivaudrait à un gain d’environ 250 euros par an. Et plus les salaires augmentent, plus les gains sont importants.

Les fonctionnaires verront également la hausse de la CSG, au même titre que les salariés du privé, mais la suppression des cotisations salariales ne concerne pas leur régime. Un enseignant rémunéré 1 500 euros par mois verra donc ses prélèvements augmenter de 25 euros tous les mois, soit 300 euros sur l’année. D’autres formes de compensations sont envisagées par le gouvernement, comme l’attribution d’une prime, mais elles ne sont pas encore détaillées et ne sont donc pas prises en compte dans notre calculatrice.

Pour les retraités, la réforme concerne uniquement les huit millions de Français qui paient la CSG à taux plein, soit tous ceux dont la pension excède 1 200 euros par mois. Un retraité bénéficiaire d’une pension de 2 500 euros par mois paierait donc 43 euros de CSG supplémentaire par mois, ce qui correspond à une baisse annuelle de sa pension de 516 euros. Cette perte de pouvoir d’achat pourrait être compensée, selon le gouvernement, par la suppression de la taxe d’habitation qui concernerait huit ménages sur dix et qui n’est pas prise en compte dans notre calculatrice.

Source : francetvinfo.fr