Salaires : plus de 1 jeune sur 4 est au smic

Une étude du ministère du travail vient de faire le point sur les salariés payés au Smic. Outre les jeunes, les femmes sont aussi plus souvent concernées.

Le Smic cible avant tout les jeunes, les emplois précaires ou les emplois les moins qualifiés. Ce constat fait par la Dares (ministère du Travail) ne constitue pas vraiment une surprise. En revanche, l’étude publiée aujourd’hui est intéressante dans la mesure où elle donne des détails sur le phénomène.

En France, 8,5% des salariés du privé (dans les entreprises d’au moins 10 personnes) sont payés sur la base du Smic (soit environ 1 personne sur 12). Mais bien entendu, les chiffres varient fortement d’une catégorie à l’autre.

Plus de petits boulots chez les jeunes

Les jeunes sont par exemple les plus concernés. En dessous de 25 ans, ils sont 28% à être payés sur la base du Smic (soit plus de 1 sur 4). Et si l’on regarde l’ensemble des moins de 30 ans, la proportion reste supérieure à 16% selon nos calculs (soit une personne sur 6).

Pour la Dares, l’explication est simple. Les jeunes occupent par exemple plus souvent des postes en CDD ou en Interim. Or le taux de Smic dans ces contrats (21% et 28%) est bien plus élevé que dans les CDI (7,6%).

De la même façon, les jeunes sont plus souvent concentrés sur les emplois les moins qualifiés (29% des moins de 25 ans ont un diplôme supérieur au Bac contre 38% pour l’ensemble des salariés).

Enfin, beaucoup de jeunes travaillent dans des domaines comme le commerce ou la restauration. Or ces secteurs sont ceux où l’on retrouve le plus de salariés au Smic (21% dans la restauration et 12,8% dans le commerce). A titre de comparaison, la proportion n’est que de 4,4% dans les transports et de 3,2% dans la construction.

1 femme sur 8

L’autre enseignement majeur de cette étude a trait aux femmes. Bien que ne comptant que pour 42% des salariés, elles représentent 62% des salariés rémunérés au Smic. Ainsi, 12,7% des femmes sont payées au salaire minimum, contre 5,5% des hommes.

Cela apparaît d’autant plus étonnant que les femmes sont dans l’ensemble plus diplômées que les hommes. Mais les femmes sont aussi plus présentes dans les secteurs les moins rémunérateurs et occupent plus fréquemment des postes à temps partiel.

Source : argent.boursier.com