Réforme de la formation professionnelle : ce que veut le gouvernement

L’exécutif veut une source de financement et un responsable pour chaque public visé. Les branches professionnelles coifferaient l’apprentissage et les régions obtiendraient un financement dédié pour les chômeurs.

Le gouvernement va laisser les partenaires sociaux négocier sur la réforme de la formation professionnelle. Mais il a des idées déjà très précises sur ce vers quoi il veut aller.

De fait, le cadrage que transmettra l’exécutif est, selon nos informations, annonciateur d’une clarification sans précédent d’un système unanimement jugé complexe, mais qui risque de donner lieu à de furieuses guerres de chapelles. Le principe directeur ? Il a le mérite de la simplicité : à chaque public – apprentis, chômeurs ou salariés -, un responsable clairement identifié qui disposera pour agir d’une une source de financement dédiée.

L’apprentissage aux branches

Dans cette optique, l’apprentissage basculerait du côté des branches professionnelles qui gèrent déjà (avec succès) les contrats de professionnalisation, l’autre grand dispositif de formation en alternance. La logique voudrait alors que ces mêmes branches récupèrent les 51 % de la taxe d’apprentissage – soit 1,6 milliard d’euros – payés par les entreprises mais qui tombent actuellement dans la poche des régions. Ce faisant, elles coifferaient le financement de l’ensemble des dispositifs de l’alternance au

Une telle réorganisation, si elle se confirme, ne manquerait pas de faire hurler les régions. Celles-ci se « consoleraient » en voyant leur responsabilité dans la formation des chômeurs confirmée, et même renforcée. Comment ? Grâce à un financement dédié qui prendrait la forme d’une partie de la contribution unique des entreprises (le 1 % légal), actuellement du ressort des branches.

Pour le troisième public, les salariés, la formation continuerait d’être financée par les entreprises, sauf pour les TPE pour lesquelles un mécanisme de mutualisation demeurerait.

Coconstruction

Reste, enfin, le cas du Compte personnel de formation sur lequel le gouvernement mise énormément pour que chacun soit « acteur de son parcours professionnel » , comme le martèle Muriel Pénicaud. Financé actuellement à hauteur de 0,2 point du 1 % légal, il y a de fortes chances qu’il englobe le dispositif du Congé individuel de formation, le CIF, et son 0,2 point également.

Le document d’orientation ira-t-il jusqu’à cadrer à ce point la négociation, limitant la marge de manoeuvre des partenaires sociaux et la concertation en parallèle avec les régions ? Une chose semble sûre, {…}

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Source : lesechos.fr