Pollution : L’exposition à long terme est plus dangereuse que les pics

Plusieurs villes de France ont été confrontées à un pic de pollution pendant plusieurs jours. Si les effets à court terme sur notre santé sont plus ou moins graves, c’est surtout l’exposition chronique aux particules fines qui est dangereuse.

Que risque-t-on à cause de la pollution ? En cette période de pics sur une partie de la France, la question se pose, notamment chez les parents. En effet, les enfants sont, avec les personnes âgées, les plus vulnérables aux conséquences des particules fines. Entre le 30 novembre et le 7 décembre, les urgences pédiatriques ont d’ailleurs enregistré une hausse de 35 % des consultations pour des pathologies respiratoires, par rapport à la même période l’an dernier. Crise d’asthme, irritations, essoufflements… les symptômes sont plus ou moins graves.
Pathologies cardiovasculaires, cancers…

Mais ce n’est pas tant les pics de pollution que la pollution à long terme qui inquiète les médecins. En effet, les impacts sur la santé résultent surtout d’une exposition au jour le jour, à long terme, même en dessous des seuils réglementaires.

« L’exposition à des polluants de l’air favorise le développement de pathologies chroniques graves, en particulier des pathologies cardiovasculaires, respiratoires et des cancers. Un nombre croissant d’études pointent également des impacts par exemple sur les troubles de la reproduction, des troubles du développement de l’enfant, des maladies endocriniennes ou encore neurologiques », explique un rapport de Santé publique France.
Première cause environnementale de décès prématurés

Selon le site de Santé publique France, la pollution de l’air est considérée comme la première cause environnementale de décès prématuré dans le monde, devant les problèmes d’hygiène et d’approvisionnement en eau potable.

En France, 48.000 décès pourraient être attribués chaque année à la pollution aux particules fines. Mais si toutes les communes respectaient la valeur recommandée par l’Organisation mondiale de la santé, ce sont plus de 17.000 décès qui pourraient être évités par an dans l’hexagone. Le gain moyen en espérance de vie à 30 ans serait alors de 4 mois en France, mais pourrait atteindre plus d’un an dans les communes les plus polluées.

Source : lci.fr