Plan 500.000: les partenaires sociaux s’engagent à débloquer 150 millions d’euros

Les partenaires sociaux se sont engagés mardi auprès de l’Etat à débloquer 150 millions d’euros pour la prolongation du plan 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, en axant ce financement sur les formations digitales, les formations à des métiers de « niche » et celles des réfugiés.

Les organisations syndicales et patronales qui gèrent le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) ont signé au ministère du Travail un avenant à la convention cadre qui les lie à l’Etat pour la période 2015-2017, au terme de plusieurs réunions de négociations.

Cet avenant acte l’engagement financier des partenaires sociaux à débloquer 150 millions d’euros pour contribuer au plan 500.000 de François Hollande, que le gouvernement a prolongé jusqu’à mi-2017: une première « tranche ferme » de 100 millions d’euros est mobilisable tout de suite, une seconde « tranche conditionnelle » de 50 millions d’euros le sera au second semestre 2017, sous réserve d’un engagement conjoint de l’Etat et des régions.

Au total, le montant des engagements du FPSPP pour l’année 2017 a été fixé à 1,48 milliard d’euros.

L’effort financier au titre du plan 500.000 s’articule autour de trois projets qui « répondent à des besoins nouveaux », selon le ministère: le développement des formations numériques (formation à distance, e-learning, etc.), des formations rares ou de « niche » et de l’insertion professionnelle des réfugiés.

Les formations rares concernent des métiers très spécifiques à certaines régions, dans les secteurs du patrimoine ou du luxe notamment, a-t-on expliqué au ministère du Travail.

Exemples: tailleur de pierre, dentellière… ou cocher, un métier qui est amené à émerger car « 160 villes ont fait le choix de développer l’hippomobilité, pour le tourisme ou la gestion des déchets notamment », détaille-t-on au ministère.

Or certaines formations présentes uniquement sur certains territoires « risquent d’être fragilisées, voire de disparaître faute de flux suffisants. Il s’agit donc de les consolider pour sauvegarder les savoir-faire traditionnels ou à haute technicité », a-t-on ajouté.

Les achats de ces formations seront désormais « garantis d’une même expertise pédagogique relative à ces métiers rares, quel que soit le territoire d’origine des demandeurs d’emploi bénéficiaires ».

Concernant les réfugiés, les partenaires sociaux et l’Etat ont décidé d’étendre les expérimentations conduites dans les Hauts-de-France et en Ile-de-France sur l’accompagnement linguistique et les formations à l’insertion professionnelle.

Source : lefigaro.fr