Parkinson : mieux dormir, l’habitude qui ralentirait les symptômes de la maladie

Les troubles du sommeil pourraient favoriser le développement de la maladie de Parkinson. Le Dr Simon Schreiner a annoncé, lors du 3e Congrès de l’European Academy of Neurology, que le sommeil profond pourrait au contraire ralentir la progression de la maladie.

Lors du 3e Congrès de l’European Academy of Neurology, le Dr Simon Schreiner a révélé qu’il existe un lien entre le sommeil profond et la progression des symptômes de la maladie de Parkinson .

Des troubles neurodégénératifs plus rapides chez les mauvais dormeurs

Après avoir réalisé une étude auprès de 79 patients atteints de la maladie de Parkinson, dont l’âge moyen était d’environ 63 ans, le chercheur a constaté que la maladie évoluait moins vite chez les dormeurs profonds. Plus encore, dans les phases précoces de la maladie (5 ans ou moins). « D’un point de vue clinique, la progression était plus rapide dans le groupe des mauvais dormeurs » a souligné le scientifique.

Pour parvenir à ce résultat, il a réparti ces sujets en deux groupes équivalents en terme d’âge, de durée de la maladie et de présentation clinique. Les scores UPDRS III (Unified Parkinson’s Disease Rating Scale) étaient les mêmes, tout comme les doses quotidiennes de Lévodopa (médicament qui permet de lutter contre la maladie).

« Les preuves s’accumulent pour montrer une relation bidirectionnelle, les troubles du sommeil favorisant aussi les mécanismes neurodégénératifs » a-t-il rappelé. De même, plusieurs études ont déjà démontré que le manque de sommeil pouvait participer au développement de la maladie d’Alzheimer. En amélioration le sommeil, nous pourrions peut-être agir sur la réduction des symptômes de ces troubles et leurs évolutions.

D’où vient la maladie de Parkinson ?

L’origine de la maladie se situe dans le cerveau , plus exactement au niveau des neurones de la substance noire . Les neurones sont des cellules qui assurent la transmission des influx nerveux entre le système nerveux et les muscles. Ces neurones produisent de la dopamine, une hormone qui participe à l’exécution des mouvements et à certaines sensations comme la peur et le plaisir.
La destruction des neurones entraîne un manque de dopamine, et c’est ce manque qui est à l’origine des premiers symptômes tels que les tremblements .
La cause de la dégénérescence des neurones reste quant à elle un mystère, même si plusieurs hypothèses ont été avancées (intoxication au monoxyde de carbone, pesticides ou autres substances toxiques).

Source : medisite.fr