Ostéoporose : participez à une enquête pour mieux connaître la maladie

Une femme sur trois et un homme sont cinq sont touchés par l’ostéoporose et, pourtant, cette maladie reste peu connue. Une grande enquête démarre sur le vécu des patient(es).

L’Aflar (Association française de lutte antirhumatismale) lance une vaste enquête sur l’ostéoporose, une déminéralisation des os, fréquente chez les femmes après la ménopause. Cette enquête est le préambule des Etats généraux de l’ostéoporose qui se tiendront de novembre 2016 à juin 2017, avec dix rencontres-débats dans toute la France. Première étape à Saint-Etienne, le 29 novembre.

Pour y participer à l’enquête, il suffit de se rendre sur le site internet de l’Aflar et de répondre à l’un des deux questionnaires. Le premier s’adresse aux patients qui n’ont pas subi de fracture osseuse. Le second concerne les personnes qui ont déjà eu une fracture due à la fragilité de leurs os, au niveau du col du fémur, des vertèbres, du poignet… Il s’agit de mieux cerner les besoins et les attentes des patients et de dresser un état des lieux de l’ostéoporose, aujourd’hui en France.

Une fracture d’ostéoporose toutes les 30 secondes

La tâche est considérable, tant la maladie est peu connue. Elle touche pourtant deux à trois millions de Françaises, après la ménopause. En l’absence de traitement, la maladie peut conduire à la perte d’autonomie, voire au décès. L’Aflar estime à plus de 4000 le nombre de personnes décédées en 2010 des conséquences de l’ostéoporose.

Or, l’association constate que la prise en charge de la maladie est largement insuffisante. Un exemple : le recours à l’ostéodensitométrie (examen permettant de diagnostiquer la maladie) est en-deçà des recommandations médicales et seules 3 % des personnes identifiées avec une fracture d’ostéoporose en ont bénéficié. Un chiffre fait réfléchir : on estime qu’en Europe, une fracture d’ostéoporose se produit toutes les 30 secondes.

Source : santemagazine.fr