Mutuelles, instituts de prévoyance ou sociétés d’assurance: que choisir ?

Les trois types d’organismes privés d’assurance, qui couvrent les risques automobile, habitation, santé, retraite, invalidité ou encore retraite, ont perçu 241 milliards d’euros de cotisation en 2015 et versé 181 milliards de prestations. Un marché juteux que dominent aujourd’hui les Axa, Generali, Allianz…

Assurance automobile ou habitation, complémentaire santé, assurance vie, assurance invalidité ou décès, retraite, protection juridique… Un juteux marché où les organismes privés d’assurance (composé des 3 familles: mutuelles, sociétés d’assurance et institutions de prévoyance) ont perçu 241 milliards d’euros de cotisations et versé en contrepartie 181 milliards de prestations aux assurés en 2015, selon une étude publiée mercredi par la Drees, le service de statistiques du ministère des affaires sociales. Sur ce montant, les compagnies d’assurance se taillent la part du lion, trustant 85% du marché.

En revanche, la répartition est plus équilibrée sur le segment spécifique des risques sociaux (maladie, handicap, vieillesse, pauvreté etc.) qui représente 69 milliards de cotisations (soit 29% du total) et 50 milliards d’euros de prestations versées (soit 27%). La «complémentaire santé», qui permet de se faire rembourser ses frais de santé au-delà du remboursement Sécu, représente à elle seule la moitié du marché des risques sociaux, avec 35,3 milliards d’euros, soit 51% des cotisations collectées. Or, dans ce champ de la santé, les mutuelles -organismes à but non lucratif- restent l’acteur prédominant, avec 52% des cotisations collectées.

On a beau dire que les Français épargnent peu pour leurs vieux jours, les produits de retraite supplémentaire (plan épargne retraite populaire, contrats Madelin et exploitants agricoles, Préfon à destination des fonctionnaires, etc.) arrivent en deuxième position, juste derrière la santé, avec 19% des cotisations collectées sur le champ des risques sociaux en 2015. Il s’agit de produits par capitalisation qui viennent arrondir la pension servie aux seniors par leur régime de retraite. Les garanties décès -qui consistent en cas de décès à verser un capital ou une rente au conjoint survivant ou pour l’éducation des enfants- complètent ce trio de tête avec 12% des cotisations. Sur ces deux créneaux de la retraite complémentaire et des risques décès, ce sont en revanche les sociétés d’assurance qui dominent.

Mais le marché est en pleine évolution. En 2015, les risques sociaux étaient couverts pour moitié par des contrats collectifs (souscrits par une entreprise ou une branche au profit de ses salariés), et pour moitié par des contrats individuels souscrits par des particuliers. Mais la généralisation de la complémentaire santé depuis le 1er janvier 2016, qui oblige les entreprises à souscrire un contrat pour leurs salariés, a profondément modifié cette répartition. Un premier bilan doit être dressé en fin d’année, alors que les différentes dérogations auront pris fin et que toutes les entreprises auront dû s’aligner !

Source : lefigaro.fr