Muriel Pénicaud : « Nous voulons construire une société de compétences »

Pour la ministre du travail, qui s’exprime dans une tribune au « Monde », les réformes de l’apprentissage et de la formation professionnelle doivent mettre fin au « gâchis » des talents exclus du marché de l’emploi.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, notre pays a connu deux phases de transformation économique et sociale profonde. Les « trente glorieuses » ont permis un développement économique sans précédent, fondé sur la fin de l’économie paysanne traditionnelle, remplacée par une agriculture plus intensive, l’essor de l’industrie fordiste de masse et l’installation des services comme premier pourvoyeur d’emplois du pays.

Les trente années suivantes, souvent qualifiées de « trente piteuses », ont vu, depuis le premier choc pétrolier, le taux de croissance divisé par deux, puis par trois, l’affaiblissement substantiel de notre appareil de production et le développement d’une économie de services polarisée entre prestations à haute valeur ajoutée et services peu rémunérés.

« 50 % des emplois seront profondément transformés dans les dix ans qui viennent »

Au-delà de ces transformations économiques, le chômage de masse, et en tout premier celui des jeunes, a brisé notre idéal, où chacun pouvait s’élever et s’émanciper par son travail et son talent. Nous avons peu à peu assisté, parfois presque indifférents, à la disparation de la majeure partie de notre industrie {…}

Pour en savoir plus, cliquez ICI

Source : lemonde.fr