Médicaments : la confiance des Français se tasse

Malgré une légère érosion, le niveau de confiance envers les médicaments demeure élevé chez les Français. Les lanceurs d’alerte, eux, ont de plus en plus la cote.

« C’est dans un climat de polémiques sur le prix des médicaments et l’accès aux traitements que s’est déroulée la 6ème vague de l’Observatoire sociétal du médicament » (1), rappellent ce lundi Les entreprises du médicament (LEEM). Et cette année, l’enquête dresse un bilan nuancé de la perception et du rapport des Français aux produits de santé. Si le niveau de confiance se dégrade pour les vaccins qui font l’objet d’un scepticisme de plus en plus préoccupant, il reste très élevé dans les médicaments (84 %).
Mais si le niveau de confiance est conséquent, il se dégrade cependant pour la quasi-totalité des médicaments : sur ordonnance (- 5 points), remboursés (- 4 points), de marque (- 2 points), non remboursés (- 1 point), sans ordonnance (- 3 points), et vaccins (- 2 points).
Au final, seule l’homéopathie progresse dans l’esprit des Français avec un niveau de confiance en hausse de 2 points (73 %).

Les lanceurs d’alerte plébiscités
Malgré une faible érosion, les niveaux de confiance envers les professionnels de santé (généralistes, spécialistes, pharmaciens, infirmières) restent enviables. De leur côté, les lanceurs d’alerte montent en puissance (69 %, + 24 points).

A noter que les entreprises du médicament chutent de 4 points : seuls 45 % des Français leur font confiance en matière d’information sur les médicaments. Elles restent toutefois devant la presse écrite, la radio, la télévision, Internet et les hommes politiques.

Un résultat logique puisque cette nouvelle vague de l’enquête annuelle du LEEM se caractérise aussi par une détérioration de l’image des entreprises en général.

Utilité, innovation et efficacité
Et pour comprendre cet attachement, trois caractéristiques qui correspondent le mieux aux entreprises du médicament sortent du lot : Utilité, innovation et efficacité.

Signe encourageant, l’industrie du médicament progresse légèrement sur les items de comportement : les Français les considèrent comme un peu moins opaques, et plus respectueuses de l’environnement et de leurs salariés. Les entreprises du médicament progressent également sur les items d’honnêteté et de transparence, même si les scores restent bas.

Source : pourquoidocteur.fr