me enquête nationale sur la santé des étudiants

La LMDE (La Mutuelle des Etudiants) vient de publier les premiers résultats de son enquête nationale sur la santé des étudiants. Accès aux soins, bien-être, pratiques relatives à leur santé… Autant d’indicateurs retenus pour cette étude.
Plus de 4 000 jeunes y ont participé. La LMDE vient de publier les premiers résultats de sa quatrième enquête nationale sur la santé des étudiants. Leur consommation d’alcool, leur accès aux soins ainsi que leur vie affective et sexuelle ont ainsi été passés au crible. Verdict : une alcoolisation ponctuelle fréquente, un renoncement aux soins inquiétant, et un déficit d’information sur les moyens de contraception ou de protection contre le VIH…
Les principales tendances remarquées
L’alcoolisation. Il s’agit du premier critère analysé et l’enquête révèle que 54 % des étudiants (soit plus de la moitié) déclarent une alcoolisation ponctuelle importante au cours de l’année. 57 % d’entre eux affirment également avoir été ivres au moins une fois en 2014.
Qu’en est-il de leur accès aux soins ? La LMDE dévoile que plus d’un étudiant sur trois (35 %) renonce à consulter un médecin au cours des douze derniers mois. Et ce pour des « raisons financières, par manque de temps ou du fait d’un report sur l’automédication », indique le communiqué de la mutuelle.
Le troisième phénomène remarqué au cours de l’enquête est celui d’un « déficit d’information sur la vie affective et sexuelle » des étudiants. Ainsi, ils sont 39 % à estimer être mal informés sur les IST (infections sexuellement transmissibles), et 15 % sur le VIH/sida. Des chiffres inquiétants si l’on considère que 12 % d’entre eux déclarent également n’utiliser aucun moyen de protection contre ces maladies.
Enfin, la mutuelle déplore un faible impact de la hausse des prix du tabac sur la consommation des étudiants. Ainsi, seule la moitié des fumeurs (53 %) déclare avoir changé sa manière de consommer depuis. 39 % ont déjà consommé du cannabis, tandis que la cigarette électronique est de plus en plus délaissée : seuls 4 % l’utilisent quotidiennement. Des chiffres qui confirment la tendance observée par la SMEREP en mai dernier.
Le bien-être des étudiants menacé ?
Un étudiant sur deux déclare ne pas pratiquer d’activité sportive régulière, dont un tiers jamais. Par ailleurs, un répondant sur quatre affirme « ne pas avoir confiance ni en ses chances d’insertion professionnelle, ni en pensant à l’avenir », souligne la LMDE. Et 37 % d’entre eux seraient en état de mal-être…
Des chiffres inquiétants, qui mèneront sans doute à des campagnes de prévention et de sensibilisation auprès des jeunes.

Source : Orientations