Marisol Touraine veut simplifier la rémunération des médecins

Lors d’un débat, la ministre des Affaires sociales et de la Santé a notamment annoncé qu’elle était favorable à une simplification du millefeuilles des rémunérations des médecins.

Marisol Touraine l’assure. A un an des prochaines présidentielles, il n’est pas l’heure de faire un bilan de son action au ministère des Affaires sociales et de la Santé. Interrogée jeudi dans les cadre des « Asclépiades », un rendez-vous organisé par Décision Santé et Le Quotidien du médecin, la ministre a été claire :  » il reste encore 20% du quinquennat à effectuer « . De grandes réformes dans le domaine de la santé sont-elles envisageables ? Marisol Touraine entend plutôt renforcer celles des actions en cours, lancées par la Loi Santé votée en décembre 2015 par le Parlement. De nombreux décrets sont encore au Conseil d’Etat.

Augmenter les tarifs des médecins

La ministre des Affaires sociales a un autre chantier en tête. Même si l’Etat ne participe pas aux négociations entre Assurance maladie, organismes complémentaires santé et syndicats de médecins sur la nouvelle convention médicale qui seront organisées jusqu’au 13 juillet, Marisol Touraine souhaite que ces négociations aboutissent à une  » simplification du mille-feuille des rémunérations des médecins « .

Est-elle par ailleurs favorable à une revalorisation des tarifs des médecins ? Sans être catégorique, elle admet que le sujet, qui oppose les syndicats de médecins, est sur la table et qu’une solution doit être trouvée.

Après avoir admis que l’innovation scientifique dans le domaine de la santé ne faisait pas partie de ses priorités lorsqu’elle est arrivée avenue de Ségur en mai 2012 – elle indique avoir donné sa préférence à l’innovation organisationnelle – la ministre entend également remettre ce dossier  » sur le haut de la pile « .

Poursuivre après 2017

Et si François Hollande se présentait aux prochaines élections présidentielles et emportait les suffrages ? Marisol Touraine, qui a par ailleurs indiqué qu’elle n’aurait « bien évidemment » pas voté la motion de censure déposée par les  » frondeurs » socialistes –  » il faut se rappeler qui vous a fait roi ou reine, ou député(e) et quel est le parti qui vous a fait confiance  » – se verrait bien rempiler pour cinq ans. Avec quels objectifs ? Lutter toujours contre les déserts médicaux, réduire encore les délais d’attente et si comptes sociaux le permettent, offrir le remboursement des frais dentaires aux citoyens. Très remontés par le tiers payant généralisé, l’une des mesures phares de la Loi Santé, les médecins sont-ils du même avis ? Rien n’est moins sûr.

Source : latribune.fr