Marisol Touraine devant le Sénat !

L’examen du PLFSS en séance publique au Sénat a commencé, hier à 14h30.

436 amendements ont été déposés, 363 seront à examiner.

Lors de son discours de présentation générale, Marisol Touraine a jugé que  la position du Sénat était difficilement tenable. « Ainsi, lors de la réunion de la CAS vous avez rejeté les tableaux d’équilibre du texte. L’an passé pourtant,  vous vouliez aller plus loin dans l’équilibre et maintenant que nous y sommes, vous en contestez la mise en place avec des arguments composites ; contestation de nos choix politiques sur la branche famille, contestation de la réalité du rétablissement qui ne tient  en rien, selon vous,  au gouvernement actuel mais doit tout à la réforme Fillon. ». Continuant sur sa lancée, la ministre a poursuivi sur le même ton « dans le même temps, le Sénat propose de priver la sécu de ressources nouvelles notamment en supprimant les taxes sur les industriels du tabac, en supprimant les mesures de régulation des dépenses d’Imagerie, etc….Comme souvent, vous avez une grande appétence pour la réduction du déficit mais moins pour les mesures concrètes pour réaliser le retour à l’équilibre ».

La ministre a ensuite repris la présentation du texte et défendu l’action du gouvernement. Profitant de la tribune, elle a voulu ensuite partager la lecture qu’elle avait fait des programmes des candidats à la primaire de la DC. « Dans le meilleur des cas, ces programmes assènent des équations comptables qui engagent à la privatisation du système de santé. Tous les  candidats proposent que le petit risque soit pris en  charge par l’assurance privée ou par la classe moyenne et supérieure. Cela revient à privatiser le système de santé ». Les oreilles de BLM vont siffler… « 40 € pour un passage aux urgences indû , 30€  pour les consultations non honorées, bonjour la simplification du système ! »

« Vos candidats proposent de 6 à 20 Mds d’économies par an et préconisent de concentrer la sécurité sociale sur les pauvres : c’est le retour de la sécurité sociale américaine avant l’Obamacare, vous ne faites rien d’autre,  que d’annoncer la fin du système français ».

Plus apaisée, elle a conclu que les Français refusent ces mesures et souhaitent que notre système avance sur la voie de la réforme et de l’innovation.

En postprandial, ça réveille !

JT