Malakoff Médéric renforce son assise

Le groupe de protection sociale a renforcé ses fonds propres en 2014, à 3,9 milliards d’euros.
Nouvelle étape franchie vers le mariage entre Malakoff Médéric et La Mutuelle Générale. Les différentes institutions de Malakoff Médéric ont toutes donné leur aval à ce rapprochement qui donnera naissance à un nouveau poids lourd de l’assurance de personnes – le dernier vote ayant eu lieu mardi. Il reste aux deux groupes à recevoir le feu vert de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), espéré pour le mois de novembre.
Alors qu’il doit combiner ses forces avec la troisième mutuelle santé française le 1er janvier 2016, Malakoff Médéric s’avance avec une assise financière consolidée. En 2014, le groupe de protection sociale a en effet porté ses fonds propres à 3,9 milliards d’euros (soit une hausse de 2,6 % par rapport à 2013) et amélioré sa marge de solvabilité de 10 points, à 530 %.
Son résultat net ressort toutefois en baisse, à 156 millions d’euros, contre 172 millions un an plus tôt. Un recul qui s’explique par une charge d’impôt plus lourde qu’en 2013 (+ 11 millions d’euros) sous le coup du passage à taux plein de la fiscalisation des institutions de prévoyance. Un autre élément a pesé, la réintégration d’importantes plus-values latentes sur des OPCVM. Son ratio combiné (sinistres et frais rapportés aux primes) s’est par ailleurs légèrement dégradé, repassant juste au-dessus de 100 %.
Sur le plan commercial, Malakoff Médéric a dépassé ses objectifs l’an dernier, avec une production brute record de 329 millions d’euros. Au total, son chiffre d’affaires récurrent a progressé de 3,7 %, à 3,6 milliards d’euros (+ 6,5 % en santé et + 1,8 % en prévoyance).

Nouvelle donne
Positionné avant tout sur le collectif (85,3 % de son chiffre d’affaires, 199.000 entreprises en portefeuille), le groupe met en avant des « succès significatifs » auprès de 14 nouvelles branches professionnelles. Mais, comme le rappelle Guillaume Sarkozy, son délégué général, la donne a changé avec la fin des clauses de désignation – qui permettaient à une branche d’imposer un assureur unique à toutes les entreprises pour leurs régimes de frais de santé ou de prévoyance – au profit de recommandations. « Il faut désormais aller chercher les contrats un par un, entreprise par entreprise. C’est un gros challenge », souligne-t-il.

Source : Les Echos