Maladie de Crohn : et si le régime cétogène était bénéfique ?

DES « BONNES » GRAISSES CONTRE LA MALADIE DE CROHN

Des « bonnes » matières grasses pour lutter contre la maladie de Crohn, il fallait y penser ! Des chercheurs américains recommandent le régime cétogène aux malades – cependant, un suivi médical reste indispensable.
Le régime cétogène est un régime alimentaire un peu particulier : il privilégie les lipides au détriment des glucides et des protéines. L’objectif : pousser l’organisme à fabriquer sa propre énergie à partir du gras, ce qui permet (paradoxalement) de mincir et de rester en bonne santé.

Mais attention : toutes les matières grasses n’ont pas la même valeur. Ainsi, la diète cétogène nous encourage à consommer des omega-3, des omega-6 et des omega-9 ; les produits laitiers, eux, sont limités à 2 portions par jour, et il faut également éviter les produits industriels riches en graisses saturées. L’aliment star de cette diète originale ? L’huile de coco !

Si le régime cétogène revient aujourd’hui sur le devant de la scène, c’est grâce à une nouvelle étude scientifique, menée par des chercheurs de la Case Western Reserve University School of Medicine (aux États-Unis) : grâce à une expérience menée sur des souris, ils ont découvert qu’un régime alimentaire riche en « bonnes » matières grasses entraînait un rééquilibrage de la flore bactérienne intestinale chez les souris touchées par la maladie de Crohn, donc une amélioration des symptômes.

« AVANT D’ESSAYER, DEMANDEZ CONSEIL À VOTRE MÉDECIN TRAITANT ! »

Pour rappel, la maladie de Crohn touche environ 146 000 personnes en France : les femmes sont généralement plus concernées que les hommes (56 % de femmes, 44 % d’hommes) et l’âge moyen des malades est de 48 ans*.

Les chercheurs encouragent notamment les malades à consommer de l’huile de coco et du beurre de cacao, des aliments qui – même consommés en petites quantités – ont favorisé une diminution de l’inflammation intestinale chez les souris malades. « Changer son régime alimentaire n’est pas un acte qui demande beaucoup d’efforts ni de sacrifices, ajoutent les chercheurs. C’est une légère modification au niveau des habitudes de vie qui peut entraîner un mieux-être considérable. »

Une petite mise en garde tout de même : « chaque malade réagira différemment à ce régime alimentaire. Avant d’essayer, demandez conseil à votre médecin traitant ! »

Source : topsante.com