Maladie d’Alzheimer : quelles avancées ?

La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives. Avec 200 000 nouveaux cas par an en France, la maladie d’Alzheimer touche 5 % des plus de 65 ans.

Alors que le laboratoire américain Merck abandonne les essais d’un traitement expérimental, le CNRS fait un état des lieux concernant cette pathologie.

Les critères cliniques sont beaucoup mieux définis aujourd’hui. La maladie est désormais définie selon trois lésions majeures. Cette nouvelle définition permet un meilleur diagnostic grâce à des biomarqueurs. Ces caractéristiques biologiques sont mesurables grâce à des tests, apportant ainsi des preuves biologiques.

Ces marqueurs sont détectables à n’importe quel stade de la maladie, même si celle-ci est encore silencieuse.

Les différentes campagnes de recherche ont également permis de mieux connaître les facteurs de risques. En plus de l’âge et de la forme génétique, la mauvaise hygiène de vie du patient, et les pathologies associées pourraient également être en cause. La fragilisation du cerveau par une possible hypertension ou du diabète favoriserait la maladie.

De nombreuses pistes thérapeutiques sont testées ainsi que différentes molécules. Le but principal de des stratégies est d’éviter la formation de plaques amyloïdes.

À ce jour, aucun traitement curatif n’a été mis au point. Des traitements permettant de réduire les symptômes existent, permettant ainsi d’améliorer le quotidien des patients. Mais les chercheurs ne perdent pas espoir de trouver une solution d’ici 10 à 15 ans.

Le meilleur moyen pour que les patients gardent leur autonomie aujourd’hui reste la stimulation du patient, avec des activités de tous les jours.

Source : ladepeche.fr