L’obésité plus fréquente chez les personnes ayant eu un cancer

LA CHRONIQUE DU PR KHAYAT. L’obésité est plus fréquente chez les personnes ayant été traitées d’un cancer. Un constat particulièrement visible dans le cancer du côlon et du sein.

Les dernières actualités de la recherche contre le cancer sont présentées pour Sciences et Avenir et en exclusivité par le Pr David Khayat, chef de service de cancérologie à la Pitié-Salpêtrière.

L’obésité est plus fréquente chez les personnes ayant été traitées d’un cancer, et en particulier chez celles qui ont survécu à un cancer du côlon ou du sein. C’est le constat dressé par une étude menée à l’Université de Columbia, à New-York. Financée par l’Institut national américain du cancer, cette étude a été publiée en ligne dans le Journal of Clinical Oncology. Les chercheurs ont analysé les données issues d’un échantillon national représentatif de plus de 500.000 adultes, âgés de 18 à 85 ans. Une partie des participants avaient des antécédents de cancer et l’autre partie n’en avait aucun. Tous ont participé, entre 1997 et 2014, à la National Health Interview Survey, une enquête de santé nationale.

Au cours de cette période, la prévalence de l’obésité a augmenté de 22 % à 32 % chez les survivants du cancer, et de 21 à 29 % chez les patients en bonne santé. Le taux est plus important chez les femmes que chez les hommes, quel que soit leur état de santé. Les résultats montrent que les patients atteints d’un cancer colorectal ou d’un cancer du sein sont davantage touchés par l’obésité. Dans ces deux affections, l’excès de poids est plus important chez les personnes de peau noire. Ces peuvent être partiellement expliqués par le fait que le nombre de patients atteints d’un cancer du sein ou du côlon est croissant dans le pays.

Source : sciencesetavenir.fr