L’obésité bientôt soignée grâce au Champix® ?

Des chercheurs australiens suggèrent de soigner l’obésité comme comme une dépendance. Ils préconisent des traitements utilisés dans le sevrage tabagique comme le Champix®.

Pour mener à bien sa recherche, l’équipe de scientifiques de la Queensland University of Technology (Australie) a suivi le principe de l’ obésité comme une forme ou le résultat d’une dépendance alimentaire.

En s’appuyant sur cette piste, les chercheurs australiens ont cherché a vérifier si les médicaments utilisés pour soigner d’autres addictions se révélaient aussi efficaces sur la dépendance au sucre.

Le sucre produit le même effet sur le cerveau que le tabac ou les drogues

Car on le sait bien, la consommation excessive d’aliments sucrés favorise la prise de poids. Et le sucre a, comme le tabac, la morphine ou la cocaïne, le pouvoir de contrôler les centres de récompense et du plaisir du cerveau lorsque sa consommation est répétée.

Toutefois, plus les prises augmentent dans le temps, plus le cerveau en réclame puisque les niveaux de dopamine baissent petit à petit.

Champix® : efficacité limitée et nombreux effets indésirables

Les scientifiques ont testé sur des souris la varénicline ( Champix® ), utilisée habituellement dans le cadre d’un sevrage tabagique . Elle agit en modulant certains récepteurs neuronaux. Chez les rongeurs testés lors de cette expérimentation, elle s’est révélée capable de fonctionner de la même manière que pour la dépendance au tabac.

Les chercheurs précisent toutefois que l’efficacité du Champix® est limitée et ses effets indésirables, nombreux ( troubles psychiatriques , suicide, effets cardiovasculaires).

Des médicaments contre les addictions utilisés bientôt contre l’obésité ?

Ils mettent ainsi en avant davantage le mode d’action de ce type de traitement que le médicament lui-même pour traiter l’obésité. Ils envisagent aussi de tester d’autres médicaments comme la mécamylamine et la cytisine.

Ces conclusions, présentées dans la revue PLoS ONE , suggèrent que des traitements disponibles pour traiter d’autres addictions pourraient être des potentielles alternatives pour lutter contre l’obésité.

Dans le monde, 1,9 milliards de personnes souffriraient de surpoids , et 600 millions seraient considérées comme obèses.

Source : topsante.com