Les salaires des cadres ont progressé de 1,7% cette année

INFO LE FIGARO – Selon le baromètre Expectra, les entreprises continuent de pratiquer la modération salariale. Les écarts se creusent entre les spécialistes du numérique qui sont les talents les plus recherchés et les autres cadres.

Les entreprises demeurent prudentes en matière salariale. Selon le 14 ème baromètre Expectra, une filiale du groupe Randstad France leader dans l’intérim et le recrutement de cadres et d’agents de maîtrise, les salaires des cadres ont progressé de 1,7% cette année par rapport à 2015. Il s’agit de la la plus forte hausse depuis 2012. Mais cette progression reste modérée.

«La revalorisation 2016 est d’une bonne tenue «relative»», analyse Christophe Bougeard, directeur général d’Expectra. Elle s’explique par une reprise économique molle avec une croissance du PIB qui devrait atteindre entre 1,3% et 1,5% cette année et un chômage qui reste élevé même si l’emploi des cadres résiste bien. Le taux de chômage de cette catégorie de salariés est inférieur à 5%».

La progression salariale varie de manière spectaculaire selon les expertises et les secteurs. Les trois plus fortes hausses salariales qui dépassent les 6%, «bénéficient à des métiers relevant de l’informatique et des télécommunications qui sont en première ligne face à la digitalisation de l’économie», souligne Christophe Bougeard. Le métier qui connaît la plus forte augmentation (6,8 %) avec un salaire médian annuel brut de 41.710 euros est celui de chef de projet infrastructure dont la compétence est indispensable pour installer des serveurs et développer le cloud.

Cette tendance va se poursuivre. «La guerre des talents va creuser l’écart entre les rémunérations des cadres dans les trois prochaines années», explique Christophe Bougeard. Les plus fortes augmentations bénéficieront aux informaticiens et aux ingénieurs ainsi qu’aux commerciaux de talent. Les entreprises qui vont poursuivre leur transformation numérique, sont prêtes à payer cher les experts dont elles ont besoin.

Source : lefigaro.fr