Les Français prêts à partir à la retraite plus tôt pour céder leur place aux plus jeunes

Cette proposition est plébiscitée par 85% des Français en tant que piste de réforme du marché du travail. Six sur dix sont par ailleurs favorables à l’idée de remplacer le CDI et le CDD par un contrat de travail unique à durée indéterminée.

Comment réformer le marché du travail ? Alors que le gouvernement réfléchit et que le patronat demande des mesures d’urgence, les Français se montrent plutôt ouvert au changement. 85% d’entre eux adhèrent notamment à l’idée d' »autoriser les entreprises à mettre à la retraite les salariés qui disposent de leurs pleins droits, à condition d’engager des jeunes à cette occasion », révèle un sondage publié lundi 11 janvier par RMC, en partenariat avec le cabinet de conseil Elabe.

36% des personnes interrogées se disent même « tout à fait favorables » à cette proposition, contre 14% seulement qui y sont opposées.

Le « chômage partiel à l’allemande » approuvé par 67% des Français

Autre mesure proposée par le sondage, la « baisse des cotisations sociales pour les entreprises qui s’engagent à consacrer davantage de moyens à la formation de leurs salariés » est plébiscitée par 78% des Français. Trois autres propositions recueillent l’adhésion de plus de six répondants sur dix :

– 69% des personnes interrogées estiment qu’il faut « permettre aux entreprises d’organiser des référendumsinternes pour décider à la majorité absolue de la durée du temps de travail ».

– 67% sont favorables à la création d’un « système de chômage partiel à l’allemande avec une baisse du temps de travail et du salaire en contrepartie du maintien de l’emploi, l’Etat complétant la perte de revenu en indemnisant les salariés concernés à hauteur de 95% de leur rémunération initiale ».

– 61% sont en outre favorables au « remplacement du CDI et du CDD par un contrat de travail unique à durée indéterminée, le niveau de protection augmentant avec l’ancienneté du salarié ».

L’idée de privatiser Pôle emploi et de confier l’accompagnement des demandeurs d’emploi à des entreprises privées suscite des jugements plus nuancés, quoique majoritairement positifs également (57%).

La suppression de la durée légale du temps de travail contrastée

En revanche, 75% des personnes interrogées refusent l’instauration d’une « TVA sociale » consistant à basculer progressivement une part des cotisations sociales des entreprises sur la consommation des ménages, « par exemple en augmentant de 5 points en cinq ans le taux normal de TVA (soit de 20% à 25%) ». Parallèlement, 68% refusent l’obligation pour chaque salarié d’adhérer au syndicat de son choix pour améliorer la représentativité des organisations syndicales.

La suppression de la durée légale du temps de travail suscite des avis très contrastés : 48% des personnes interrogées y sont favorables et 52% expriment leur refus.

Source : latribune.fr