Les Français expatriés attachés à une protection sociale « à la française »

Pour sa quatrième édition, le baromètre Humanis-Lepetitjournal.com* fait le point sur la protection sociale des expatriés français et se penche plus spécialement sur les motivations du départ parmi lesquelles l’emploi et les perspectives professionnelles tiennent une très large place.

Les Français expatriés déclarent que la protection sociale « à la française » et le système de soins font partie de ce qui leur manque le plus à l’étranger (53%), après la famille (75%) et la culture (56%).

Par ailleurs, 73% d’entre eux estiment que conserver un lien avec le système de protection sociale français est important pour eux. Ils se renseignent d’ailleurs davantage avant leur départ sur leur couverture sociale : seulement 27% ne se sont pas renseignés (contre 34% en 2015).

Les expatriés préparent de plus en plus eux-mêmes leur protection sociale avant leur départ : 46% déclarent l’avoir fait en 2016 (contre 36% en 2015). Pour 19% des répondants, la protection sociale a été gérée par leur employeur.

A quel type de couverture pensent-ils en premier ?

La couverture santé est celle à laquelle ils pensent en premier : 81% se déclarent couverts soit individuellement soit par le biais de leur employeur. Un chiffre stable d’année en année mais qui reste inquiétant puisque ce sont encore près de 1 expatriés sur 5 qui ne semblent disposer d’aucune couverture santé. Pour ceux-là, le coût reste le principal frein (55%).

La couverture en prévoyance pour les risques lourds d’invalidité, d’incapacité ou de décès après un accident par exemple, reste moins fréquemment souscrite : 42% expatriés français sont protégés par une garantie prévoyance, généralement souscrite par leurs employeurs (27%).

Concernant la retraite, 44% des expatriés actifs français cotisent à un dispositif de retraite en plus du régime local obligatoire, en hausse de 6 points par rapport à 2015. Mais plus de la moitié d’entre eux opte pour un système privé local par capitalisation. L’autre moitié cotise à la retraite complémentaire Agirc-Arrco, ou à la retraite de base française ou encore, pour une minorité, à un système privé par capitalisation (épargne retraite).

54% des expatriés déclarent ne pas avoir de couverture d’urgence assistance-rapatriement. Cette mesure de protection est surtout souscrite par les Français expatriés plutôt aisés, en âge d’avoir des enfants et partis relativement loin de la France (Asie, Australie, Pacifique).

Quel effet a l’expatriation sur l’employabilité ?

L’expatriation représente aujourd’hui un tremplin pour l’emploi, selon le baromètre 2016 Humanis. 68% des expatriés français pensent qu’il est plus facile de trouver un emploi à l’étranger plutôt qu’en France. 86% des expatriés sont convaincus, plus encore qu’en 2015 (80%), qu’ils acquièrent à l’étranger des compétences professionnelles qu’ils n’auraient pas pu acquérir en France.

Pour 79% d’entre eux, l’expatriation permet d’avoir un profil professionnel plus attractif à leur retour en France, qui leur permettra d’avoir un poste avec des responsabilités (pour 59% des répondants) et une rémunération plus élevées (pour 51%)

* Méthodologie : enquête réalisée en ligne du 4 au 15 janvier 2016 auprès d’un échantillon représentatif de 2 356 Français résidant à l’étranger âgés de 18 ans et plus.

Source : focusrh.com