Les fonctionnaires un peu moins inquiets pour leur retraite

Les fonctionnaires sont mieux informés de leur retraite. Mais ils pensent que leur future pension ne couvrira pas leurs besoins.

Un peu plus de sérénité. Près de la moitié des fonctionnaires (47%) ne s’inquiète pas pour leur retraite, contre 40% l’an dernier. C’est ce que révèle l’enquête réalisée, en juin 2016, par Ellipsa pour le compte de la Préfon (système de retraite par capitalisation pour la fonction publique) et que Lefigaro.fr publie en avant-première. Ils sont autant à être satisfaits du niveau d’informations concernant leur future retraite. Un chiffre en hausse comparé à l’an dernier.

Sans surprise, plus on se rapproche de l’âge de la retraite, meilleur est le niveau d’information. L’étude montre également que pour les personnes vivant seules, la retraite est plus anxiogène que pour les couples. Six fonctionnaires divorcés sur dix sont plutôt inquiets, contre 40% de ceux vivant à deux.

Les fonctionnaires ont également une meilleure idée de l’âge de départ à la retraite. Près de huit sondés sur dix déclarent entrevoir avec plus ou moins de certitude l’âge auquel ils partiront à la retraite, soit une hausse de 4 points par rapport à 2015.

Pour préparer la retraite sereinement, l’épargne joue un rôle clé. Un tiers des fonctionnaires sondés pense que leur effort d’épargne est plutôt suffisant. Ce taux a augmenté de 5 points en un an. Mais il reste faible. Pourtant, plus de 7 fonctionnaires sur 10 n’envisagent pas d’augmenter leur épargne. Une large majorité (60%) des personnes qui mettent moins de 100 euros de côté par mois appréhende leur retraite. Le ratio est évidemment inversé pour ceux qui peuvent se permettre d’épargner plus de 500 euros chaque mois.

Les fonctionnaires sondés sont 52% à savoir, avec plus ou moins de précisions, le montant de leur pension de retraite. Près de six sur dix pensent que leur pension sera comprise entre 60% et 70% de leur salaire actuel, primes incluses. Or la moitié du panel estime qu’une fois à la retraite, leurs besoins financiers oscilleront entre 70% et 80% de leurs ressources actuelles. Ils pensent ainsi que leurs allocations estimées ne répondront pas aux besoins…

Source : lefigaro.fr