Les ambulanciers tirent la sonnette d’alarme

Les ambulanciers manifestent leur opposition au projet de loi santé dans la rue. Ils réclament des mesures pour améliorer leurs conditions de travail. Le monde de la santé est en ébullition. Cette fois-ci, c’est au tour des ambulanciers d’exprimer leur colère, à travers un mouvement de grève national, initié par la Chambre nationale des services d’ambulances (CNSA), qui a appelé les professionnels à manifester dans toutes les régions ce mercredi.

A Paris, à Lille, à Bordeaux, ou encore à Amiens, des ambulances défilent depuis ce matin. La pluie n’a pas découragé les grévistes, qui ont répondu présents à l’appel du syndicat.
Profession « en danger »
Au cœur de cette contestation : le projet de loi santé. Le syndicat estime que la profession est « en danger », et que le texte actuellement débattu au Sénat la mettrait davantage en péril. En France, on dénombre 5 200 sociétés d’ambulances pour 50 000 salariés.

« Le mépris, ça suffit ! s’est exclamé Bernard Boccard, président de l’organisation professionnelle, dans un communiqué. Une série de choix faits par le gouvernement a tiré vers le bas un ensemble de professions de santé, a dégradé la qualité sanitaire pour le patient, et a fait payer plus cher le contribuable ».

5 réclamations
La CNSA réclame cinq mesures pour « garantir aux patients une véritable qualité des soins, permettre à la Caisse nationale d’assurance maladie de réaliser des économies et proposer un modèle pérenne pour les entreprises de transport sanitaire ».

Ainsi, les ambulanciers demandent la mise en place de deux enveloppes budgétaires distinctes pour la prise en charge des patients en ambulance, d’une part, et pour le transport sanitaire de personnes valides en taxi et en véhicule sanitaire léger (VSL), d’autre part, afin de mettre fin à l’« amalgame » entre ces deux prestations.

Ils réclament également une redéfinition de la garde départementale, « basée sur le volontariat » ainsi qu’une adaptation de la tarification, en particulier un assujettissement à une TVA de 2,1 % pour les ambulances et VSL, « soit un taux équivalent à celui des médicaments prescrits et remboursables ».

Enfin, des mesures pour « encourager la professionnalisation » des ambulanciers sont exigées, avec notamment la mise en place d’un bac professionnel. La généralisation de la géolocalisation pour permettre à l’Assurance maladie de suivre les trajets en temps réel fait également partie des revendications.

Source : Pourquoi Docteur ?