L’épidémie de grippe est arrivée en avance

Il est encore temps de se faire vacciner contre ce virus.

Elle est déjà là. C’est officiel, l’épidémie de grippe est déclarée dans l’ensemble de l’Hexagone depuis quelques jours. C’est ce que doit annoncer aujourd’hui l’Agence nationale santé publique France dans son bulletin hebdomadaire.

Petite particularité cette année, ce virus contagieux, responsable de forte fièvre, de courbatures et de problèmes respiratoires durant trois à cinq jours, a fait son apparition avec plus d’un mois d’avance comparé aux hivers 2014 et 2015. Il a d’abord fait irruption en Bretagne et en Ile-de-France. « On n’a pas d’explication. Ce qui est sûr, c’est que cette période de froid favorise la circulation du virus. Les gens ont tendance à rester confinés à l’intérieur », explique Sylvie Behillil, responsable adjointe du Centre national de référence de la grippe.

Sur le site du ministère de la Santé, il est recommandé aux 11 millions de personnes vulnérables — soit les plus de 65 ans, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques et le personnel médical — de se faire vacciner.

 Un vaccin contre la bonne souche

Cette année, la très grande majorité des virus de grippe qui circulent sont de type A (H3N2). Cette souche est contenue dans le vaccin, ce qui est une bonne nouvelle pour son efficacité. Il contamine notamment beaucoup les personnes âgées, comme en 2014. « On avait observé une hausse de la mortalité cette année-là », poursuit Sylvie Behillil.

Les Français ont encore jusqu’au 31 janvier pour se faire vacciner. Si vous avez déjà contracté la grippe, il faut consulter pour confirmer le diagnostic. Votre médecin vous prescrira un traitement pour faire chuter la fièvre et des médicaments contre la toux. Il est aussi conseillé de boire beaucoup d’eau pour éviter de se déshydrater. Evitez de sortir, aérez votre logement, jetez vos mouchoirs dans une poubelle fermée, lavez-vous souvent les mains au savon et mettez un masque si vous êtes en contact avec des personnes fragiles, notamment les enfants.

Difficile de prédire quand l’épidémie — qui touche 3 à 6 millions de Français chaque année — atteindra son pic. Une certitude : on n’en sera pas débarrassés avant sept à quatorze semaines.

Source : leparisien.fr