Le RSA revalorisé de 2 % à la rentrée

Cette décision a été annoncée jeudi par Manuel Valls, lors d’un déplacement à Mantes-la-Jolie.

Et de quatre! Conformément au plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté de janvier 2013, le revenu de solidarité active (RSA) – né de la fusion en 2008 du RMI et de l’allocation parent isolé (API) – va être revalorisé de 2 % en septembre, comme il l’a déjà été à chaque rentrée des trois dernières années. Cette revalorisation exceptionnelle correspondra «à une augmentation globale de 10 % en cinq ans», a précisé Manuel Valls, lors d’un déplacement ce jeudi à Mantes-la-Jolie. «Le plan pauvreté n’est pas un plan pour les pauvres, encore moins un plan d’assistanat comme je l’ai encore entendu cette semaine», a encore insisté le premier ministre, jugeant que les efforts consentis depuis le début du quinquennat dans ce domaine portaient leurs fruits. Au 1er avril, le RSA est passé à 524,68 euros pour une personne seule, 673,75 euros pour une personne seule bénéficiant de la majoration parent isolé, avec un supplément de 224,58 euros par enfant. Fin 2015, environ 2,53 millions de foyers percevaient le RSA, un nombre en hausse de 4,3 % en un an.

«Recentralisation du financement du RSA»

Cette revalorisation ne devrait pas arranger les affaires des départements qui assurent le paiement du RSA. Une dizaine de conseils départementaux, étranglés par la forte augmentation du poids de leurs dépenses sociales depuis le début de la crise, ont déjà bénéficié de l’aide d’un fonds d’urgence de 50 millions d’euros de dotations. L’Association des départements de France (ADF), présidée par l’ex-ministre (LR) Dominique Bussereau, estime qu’une quarantaine de départements pourraient se retrouver cette année au bord de la faillite si aucune solution n’est trouvée. Début mars, le gouvernement a réaffirmé sa proposition d’une «recentralisation du financement du RSA». Mais les discussions achoppent sur l’année de référence à prendre en compte. L’idée de porter à 200 millions le montant du fonds d’urgence a aussi été évoquée. En 2015, le «reste à charge» pour les départements s’est élevé à 4 milliards d’euros et devrait atteindre 4,7 milliards en 2016, selon l’ADF.

Source : lefigaro.fr