Le cumul emploi-retraite plébiscité par les médecins libéraux

Le nombre de personnes cumulant emploi et retraite n’a cessé d’augmenter depuis 2004 au sein des professions libérales, en particulier chez les médecins qui représentent 35% d’entre elles, révèle jeudi une étude de la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL).

« Le cumul emploi-retraite s’est véritablement développé au sein des professions libérales suite à la réforme de 2003 » et concerne en 2015 près de 30.000 personnes contre environ 1.650 en 2003, écrit dans un document la CNAVPL qui fédère dix caisses de retraite des professions libérales.

La réforme Fillon de 2003 a permis, sous conditions, de cumuler revenus professionnels et pensions de retraite, entraînant une « croissance importante » des professionnels libéraux en situation de cumul, souligne la CNAVPL.

Pour les affiliés de la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France), la possibilité à compter du 1er janvier 2009, de cumuler, intégralement, revenu d’activité et pension de retraite a entraîné une importante augmentation du nombre de médecins en cumul emploi-retraite.

Entre 2009 et 2010, il a doublé, passant de 1.900 à 3.800, pour atteindre 10.650 en 2015, dont 7.107 ont entre 66 et 70 ans, détaille l’étude.

La CARMF, qui représente 20% des allocataires du régime de base de la CNAVPL, apporte ainsi plus de 35% des personnes en situation de cumul emploi-retraite, souligne le rapport.

La CARMF et la CAVEC (Caisse de retraite des experts-comptables et commissaires aux comptes) ont une « proportion de cumulants, parmi les allocataires de droit direct, égale à environ le double de la proportion de l’ensemble des professions libérales », constate le rapport.

Les revenus des médecins en situation de cumul emploi-retraite pour la tranche d’âge entre 61 et 70 ans représentent en moyenne plus de 80% de ceux des cotisants qui n’ont pas liquidé leur retraite.

Concernant les allocations, les affiliés de la CARMF en cumul emploi-retraite ont une pension 21% supérieure en moyenne à celles des médecins non-cumulants pour les mêmes tranches d’âge. Cette différence pourrait s’expliquer par des carrières plus longues et plus rémunératrices, notamment, chez ceux qui optent pour le cumul.

Source : lexpress.fr