Le bulletin de paie simplifié : une réussite pour les premiers salariés à en bénéficier

Un rapport, remis lundi à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, récolte les premières impressions des salariés sur le bulletin de paie simplifié, mis en place depuis le 1er janvier. Ils sont globalement satisfaits.

Ce bulletin de paie simplifié a pour but de changer le regard de dizaines de millions de salariés sur leur fiche de paie. Depuis le 1er janvier, toutes les entreprises de plus de 300 salariés doivent se plier à cette mesure. Mais qu’en pensent les salariés ? Que du bien, d’après un rapport remis lundi 20 février à la ministre du Travail Myriam El Khomri, et dont franceinfo a pris connaissance.

Le montant du salaire plus visible

Cette enquête a été menée sur près de 100 000 salariés, parmi les dix entreprises pionnières qui ont testé ce bulletin de paie « light » dès 2016. Le résultat, mesuré par l’institut BVA, est rassurant pour les tenants de la réforme : 88% des salariés concernés par cette expérience apprécient la fiche de paie allégée. Il faut dire que les entreprises pionnières ont parfois fait preuve de créativité.

Une mesure tout particulièrement appréciée : que le montant net à payer soit porté en haut du bulletin, sur la première ligne, bien visible, et non tout en bas de la deuxième page comme aujourd’hui. Le nouveau bulletin de paie ne doit d’ailleurs comporter qu’une seule page, sans nombre maximum de lignes.

Pas de manque d’informations

Les salariés cobayes, parmi lesquels le personnel de Solvay, Société générale, Saint-Gobain ou BNP Paribas, ne se sont pas plaint d’un manque d’informations ou de compréhension majeure. Certains syndicats avaient pourtant dénoncé le risque « d’enfumage » et prévenu que les salariés n’y comprendraient plus rien.

La CGT avait en effet exprimé, au moment du débat autour de cette réforme, que la nouvelle version de ce document risquerait d’entraîner une « très grande perte d’informations indispensables », notamment sur les retraites. Toutes les entreprises seront concernées par cette mesure à partir du 1er janvier 2018.

Source : francetvinfo.fr