L’asthme, une maladie toujours fatale

Le traitement des asthmatiques a fait d’énormes progrès depuis la fin du XXe siècle, mais la stagnation du nombre de décès par an liés à l’asthme n’est pas un signal positif. Surtout que la pollution atmosphérique est un facteur aggravant.

Avec plus de 4 millions de Français qui en souffrent, l’asthme est une maladie que tout le monde côtoie sans en être forcément touché personnellement.

Normalement bénigne, cette maladie chronique qui affecte les voies respiratoires tue pourtant encore près de 1 000 individus par an. Les chiffres de la mortalité à cause de l’asthme ont beau avoir diminué depuis les années 1970 où jusqu’à quatre habitants pour 100 000 décédaient de ce mal encore inconnu et alors peu traité, cette absence de progression étonne et inquiète.

Le développement des corticoïdes inhalés a fixé le nombre de décès à mille par an depuis une dizaine d’années (1 036 en 2006, 851 pour 2014, dernière année étudiée par l’agence Santé publique France). Mais la recrudescence de la pollution atmosphérique, les épisodes de pollution aux particules fines ont dans le même temps aggravé le mal (lire par ailleurs).

Le suivi en cause ?

Selon les associations comme Allergies et Asthme, le problème réside aussi dans le suivi des asthmatiques : elle considère que 70 % d’entre eux sont mal contrôlés. Déjà en 2009, la Haute Autorité de la Sécurité avait publié un rapport s’inquiétant de la prise en charge de l’asthme chez le jeune enfant, et préconisait de renforcer le suivi {…}
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Source : dna.fr