L’Assurance maladie au défi de la montée des affections psychiques liées au travail

La montée des affections psychiques liées au travail met au défi l’Assurance maladie, qui se donne pour objectif de mieux accompagner leur prévention, leur reconnaissance, ainsi que la reprise d’activité des victimes.

En 2016, plus de 10.000 cas d’affections psychiques (dépressions, troubles anxio-généralisés, états de stress post traumatique…) ont été reconnus comme accident du travail, a révélé mardi l’organisme. Cela représente 1,6 % des 626.000 accidents du travail reconnus cette année là, contre 1 % en 2011.

« C’est un chiffre assez conséquent, qui n’avait jamais été établi de manière aussi formelle et qui ne cesse d’augmenter », a commenté Marine Jeantet, directrice des risques professionnels à l’Assurance maladie, lors d’une conférence de presse.

Jusqu’à présent, seul le nombre d’affections psychiques reconnues comme maladie professionnelle était connu (environ 600 en 2016) – un nombre sept fois plus important qu’il y a cinq ans.

Ces pathologies ont coûté au total 230 millions d’euros à l’Assurance maladie en 2016. Un montant à relativiser au regard du poids des lombalgies (1 milliard) et des troubles musculo-squelettiques (800 millions).

Pour être reconnues comme accident du travail, l’élément déclencheur doit être identifié. Il s’agit dans la moitié des cas d’un élément extérieur -même si lié au travail- comme par exemple une agression. Et le reste du temps d’un élément révélateur de conditions de travail intrinsèquement difficiles (altercation violente avec un supérieur…).

« Sous-reconnaissance massive »

Dans ce second cas, « il est intéressant de voir que ces événements auraient aussi pu être reconnus comme maladie professionnelle », observe Marine Jeantet. « Ce sont souvent des symptômes chroniques, (…) révélateurs d’un problème de fond au sein de l’entreprise. »

Mais « les conditions juridiques pour faire reconnaître une maladie professionnelle » sont « trop draconiennes » et « conduisent à une {…}

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Source : lepoint.fr