La Sécurité sociale veut réduire les arrêts maladie pour mal de dos

En 2017, l’Assurance maladie prévoit de réduire grandement ses dépenses, et cela passera par une campagne de sensibilisation sur les lombalgies, qui touchent un Français sur deux.

Travail physique, mauvaise posture au bureau, stress et même tabagisme… Autant de facteurs qui favorisent l’apparition d’une lombalgie, plus communément appelée mal de dos. Chaque année, un Français sur deux en souffre.

Si beaucoup prennent leur mal en patience, un cas sur cinq donne lieu à un arrêt de travail, souligne Le Parisien . La plupart des lombalgies guérissent d’elles-mêmes, en moins d’un mois. Mais le mal peut parfois s’installer plus longtemps et devenir chronique : 6.700 Français sont arrêtés plus de six mois chaque année.

Ces arrêts longs pèsent sur les dépenses de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Cela représente 24% du total des indemnités journalières versées sur un an, soit trois milliards d’euros. En plein plan triennal d’économies , la CNAM prévoit pourtant de faire un effort de plus de 3 milliards d’euros en 2017, comme en 2016.

Une campagne pour inciter aux bons gestes

Pour tenir ses objectifs, l’Assurance maladie va lancer une campagne de sensibilisation auprès des patients et des médecins, notamment en distribuant « Le Livre du dos ». Objectif : lutter contre quelques idées reçues, comme celle qui conseille de se reposer au lit (au contraire, il faut davantage bouger) ou celle d’avoir recours trop vite à une radio du dos.

Il est également inutile d’avoir recours à la kinésithérapie dès le premier mois d’arrêt, comme le font 37 % des patients. « Avant la kiné, il faut diagnostiquer. Et souvent la lombalgie disparaît en quatre semaines », d’après un médecin-conseil de l’Assurance maladie interrogé par Le Parisien. En revanche, voir un spécialiste comme un rhumatologue est conseillé, alors qu’il n’est pas encore un réflexe : seuls 15 % des patients y ont eu recours entre un et trois mois d’arrêt maladie.

Source : lesechos.fr