La maladie peut être mortelle : 5 choses à savoir sur la méningite

D’origine virale, le plus souvent, ou encore bactérienne, la méningite correspond à une inflammation des méninges, les membranes qui protègent le cerveau et la moelle épinière. Si la maladie peut être bénigne, elle peut aussi être mortelle. LCI fait le point.

Chaque année, la méningite est responsable de nombreux décès en France. Et pour cause, le virus, la bactérie, le champignon ou le parasite qui en est à l’origine s’attaque aux trois « enveloppes » protégeant le système nerveux central (cerveau, cervelet et moelle épinière) via le liquide céphalo-rachidien. L’infection provoque alors une inflammation. S’ensuivent des symptômes bénins comme des maux de tête et des vomissements. Mais la maladie peut aussi être mortelle si elle n’est pas traitée à temps.

Quels sont les différents types de méningites ?

Une méningite est dite aiguë lorsqu’elle dure moins d’un mois. Dans des cas beaucoup plus rares, elle peut devenir chronique à la suite d’une maladie inflammatoire ou à un cancer. Il en existe différents types.

-La méningite d’origine virale : souvent bénigne
Dans la plupart des cas, la maladie est due à un virus. Cette forme de méningite, qui touche beaucoup les enfants et les jeunes adultes, est aussi la moins dangereuse. « Chez les patients ne souffrant pas d’un déficit immunitaire, le rétablissement se révèle le plus souvent spontané, souligne ainsi l’Assurance Maladie. La guérison intervient alors sans séquelles, au bout de quelques jours. »

-La méningite d’origine bactérienne : une urgence médicale
Elle est moins fréquente mais davantage redoutable. Le patient doit consulter au plus vite pour être rapidement traité. L’objectif est d’éviter que l’infection atteigne les organes du système nerveux central ou touche l’ensemble de l’organisme (septicémie).

Ce type de méningite peut être causé par différents types de bactéries qui passent dans le sang et infecte le liquide céphalo-rachidien. On différencie la méningite à pneumocoque, un germe lié à un abus d’alcool chronique, une maladie du sang ou un traumatisme crânien, qui touche davantage les adultes, de la méningite à méningocoque. Ce germe naturellement présent dans la gorge peut être nocif lorsqu’il se multiplie et passe dans le sang. Ces cas de méningite surviennent surtout chez les enfants et les adolescents. De leur côté, les femmes enceintes ou les personnes âgées qui abusent de l’alcool ou sont sous traitement immunosuppresseur peuvent contracter une méningite à listeria. Les enfants de moins de 5 ans peuvent aussi être infectés par la bactérie à l’haemophilus influenzae ou à l’escherichia coli.

-La méningite d’origine fongique ou parasitaire : des cas rares
Ce type de méningite touche essentiellement des personnes immunodéprimées. Elle peut être due à des champignons comme les cryptocoques ou des parasites présents dans la viande contaminée mal cuite, des crudités mal lavées ou de l’eau souillée.

Comment attrape-t-on la maladie ?

Etre en contact avec une personne infectée peut favoriser l’apparition de la maladie. Il suffit d’un baiser, de boire dans le même verre ou d’utiliser la même fourchette pour être à son tour contaminé. L’infection peut aussi être contractée lors d’une hospitalisation, lorsqu’une bactérie infecte le liquide céphalo-rachidien.

Quels sont les symptômes ?

La méningite se manifeste par plusieurs symptômes associés : des maux de tête, une intolérance à la lumière ou au bruit, des nausées, une raideur au niveau de la nuque, des courbatures, une fatigue intense, une somnolence ou une confusion mentale.

Mais les symptômes sont plus difficiles à reconnaître chez le nourrisson. « Si votre bébé a un comportement inhabituel (geignements, pleurs incessants, irritabilité, somnolence anormale), s’il refuse de s’alimenter, s’il a un teint gris ou marbré, s’il paraît abattu et « mou », consultez sans tarder votre médecin », recommande ainsi Ameli Santé.

Quels sont les traitements ?

Ils varient selon l’origine de l’infection. Si la ponction lombaire réalisée par le médecin révèle une origine virale, aucun traitement spécifique n’est nécessaire. Mais des antiviraux peuvent être prescrits dans certains cas. En revanche, si l’examen révèle un autre type de méningite, des antibiotiques, des antifongiques ou des antiparasitaires doivent être pris. Dans tous les cas, un suivi médical est nécessaire.

Quels sont les vaccins à faire ?

Respecter le calendrier vaccinal permet de prévenir l’apparition de certains types de méningites. Contre le méningocoque C, il est recommandé de vacciner les enfants âgés de 12 mois. Un rattrapage est possible jusqu’à l’âge de 24 ans. Aussi, les moins de 2 ans peuvent être vaccinés contre le pneumocoque. Il est également possible d’éviter l’infection par la bactérie haemophilus influenza de type b grâce au vaccin.

Enfin, sachez que les cas de méningites bactériennes sont plus nombreux dans les pays tropicaux. N’hésitez donc pas à demander conseil à votre médecin avant de partir en voyage.

Source : lci.fr