La Loi Travail de nouveau à l’étude mardi à l’Assemblée nationale

Alors qu’une manifestation menée par les syndicats se tiendra le même jour, le projet de loi pourrait de nouveau être imposé par 49-3.

Il est de retour, mais pour combien de temps ? Le contesté et retouché projet de Loi Travail revient dans l’hémicycle de l’Assemblée mardi sur fond de douzième journée de mobilisation, pour une nouvelle lecture pouvant tourner court si le gouvernement use encore du 49-3.

« L’article 2 sera maintenu dans sa rédaction actuelle », a assuré François Hollande, n’excluant pas « à défaut » d’une majorité à l’Assemblée, un recours « de nouveau » à l’arme constitutionnelle du 49-3. Manuel Valls a assuré ces derniers jours, après un nouveau tour de piste des partenaires sociaux sans sortie de crise, qu’il saurait prendre ses « responsabilités » à l’Assemblée. De quoi s’exposer peut-être à une, voire à deux motions de censure.

Les vacances pourraient essouffler le mouvement

Pour le coup d’envoi des débats, programmés en théorie jusqu’à la fin de la semaine, l’intersyndicale, menée par la CGT et Force ouvrière depuis quatre mois contre une réforme jugée favorable aux employeurs au détriment des salariés, maintient la pression. Alors que débutent les congés d’été, moins propices aux manifestations, des initiatives locales sont annoncées dans le pays. A Paris, un défilé est prévu par l’intersyndicale francilienne entre la place d’Italie et Bastille.
S’en démarquant au motif qu’entre casseurs et mesures de sécurité, « ça devient compliqué d’organiser ce type de manifestations », le numéro un de FO Jean-Claude Mailly a plaidé pour « d’autres types d’actions », comme des « opérations péage gratuit » estivales. De quoi renforcer certains socialistes dans l’idée que « FO a envie d’en sortir ».

« Les améliorations sont intervenues, il est temps de conclure », a pressé dimanche le numéro un du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Et de réaffirmer qu’une motion de censure de gauche « conduirait à des sanctions, qui seraient celles de l’exclusion » du parti. « Je ne laisserai pas faire une guérilla parlementaire entre socialistes » sur chaque amendement, a averti le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux.

Source : 20minutes.fr