La Légion d’Honneur pour Gwenaël Prouteau

Depuis plus de trente ans, le monde de la protection sociale vit au rythme des déficits, des réformes, des ajustements de l’un ou l’autre des systèmes… et des prospectives les plus pessimistes que tel ou tel expert émet à intervalles réguliers avec autant de condescendance que d’autosatisfaction !

Depuis toujours, le monde de la protection sociale est largement récompensé par les honneurs de la République, quel qu’en soit son efficacité, son efficience… Quel qu’en soit les mérites et les engagements des récipiendaires. Alors une remise de Légion d’Honneur, la plus haute distinction de la République Française… de la routine !

Pas tout à fait dans le cas présent ! En ce jeudi 10 décembre, à Nantes, par une de ces soirées d’hiver que le climat océanique n’arrive pas à rendre agréable, le conservatoire des Arts et Métiers (tout un symbole) reçoit. Non par hasard. Non par obligation. Spontanément, comme un naturel ! Gwenaël Prouteau, ancien Directeur Régional de Pôle emploi, très prochainement représentant permanent de Pôle emploi au Bureau International du Travail (excusez du peu !) à Genève se fera remettre, dans quelques instants, les insignes de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

Refusant les ors de la république, souhaitant une cérémonie simple mais forte en symboles, fraternelle plus que protocolaire, Gwenaël accueille son petit monde… Collaborateurs, partenaires devenus amis tant les combats ont tous été partagés ! Alors, Jean-Michel Floret, officier dans l’ordre, Président de la mutuelle de la Presse, administrateur du Régime d’Assurance chômage pendant près de trente ans, relate avec humour et gravité le parcours de Gwenaël devenu expert comptable par la formation continue après des études universitaires de gestion. Destin dans lequel effort, persévérance, devoirs et famille se mêlent à chaque instant. Comme il est d’usage le récipiendaire répondra. Aussi ému que flatté, il trouvera les mots pour exprimer son remerciement et dire haut et fort, à sa manière, son attachement aux valeurs de la République dans lesquelles il croit et il puise son engagement dans les combats qu’il a menés contre le chômage depuis plus de 35 ans.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, son épouse et ses trois enfants dans un élan spontané se sont précipités pour lui offrir le seul cadeau qui vaille : une bise !