Journée mondiale de l’asthme : quels sont les gestes à adopter pour éviter les crises ?

En cette journée mondiale de l’asthme, ce mardi 3 mai, l’Organisation mondiale de la santé rappelle que cette maladie chronique est la plus courante chez l’enfant et touche 4 millions de Français.

Pour une majorité de Français, respirer n’est pas une difficulté. Ce n’est pas le cas des asthmatiques, qui souffrent en respirant. Cette maladie chronique affecte aujourd’hui 334 millions de personnes dans le monde. Une maladie dont on ne guérit pas et qui peut même s’avérer grave voire mortelle, lorsque les symptômes ne sont pas ou mal traités, soulignent les experts à la veille de la journée mondiale de l’asthme, ce mardi 3 mai.

En France, 4 millions de personnes souffrent d’asthme, parfois jusqu’à en mourir. 1.500 décès par an sont constatés dans l’Hexagone. Il s’agit de la première maladie chronique chez l’enfant, informe l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’asthme se manifeste par des crises sous forme de sifflements et de gênes respiratoires. La pollution est d’ailleurs considérée comme un facteur aggravant pour les asthmatiques.

Garder un inhalateur à porter de main

Les traitements médicamenteux permettent d’ouvrir ou de dilater les bronches. Ces médicaments sont des bronchodilatateurs inhalés d’action rapide, informe le site officiel de l’Assurance maladie. Il est fortement conseillé de garder près de soi un inhalateur, un dispositif portable, si jamais une crise se déclenche. De façon à anticiper, il est préférable de demander conseil à son médecin ou son pharmacien sur le fonctionnement de l’appareil. Si une personne est victime de crises plus de deux fois par semaines ou si l’asthme perturbe le sommeil, il est important de le signaler à un médecin.

Dans ce cas, un traitement quotidien sera prescrit. Ce traitement de fond doit être pris avec rigueur pour éviter d’aggraver la situation. En France, « entre 20 et 70% des patients ne prennent pas leur traitement ou de façon inadéquate », indique le professeur Pascal Chanez, chercheur à l’Université Aix-Marseille. Ce dernier ajoute qu’il est nécessaire de « trouver des relais, des médiateurs pour que les patients puissent être mieux informés et mieux comprendre la nécessité de prendre ces traitements régulièrement ».

La vitamine D capable de réduire le risque de crise

Les chercheurs de l’Université de Tel Aviv se sont penchés sur le lien entre une carence en vitamine D et les crises d’asthme. Selon Top Santé, les résultats montrent qu’une carence en vitamine D pourrait augmenter de 25% le risque de crise. Par ailleurs, l’Inserm estime que plus de la moitié des Français souffrent d’une carence en cette vitamine. Une étude américaine a d’ailleurs démontré que dix minutes d’exposition quotidienne au soleil pendant la grossesse pouvaient également aider à réduire les risques d’avoir un enfant asthmatique.

Le yoga est-il le nouveau traitement ?

La gestion de la respiration est le principe même du yoga. Il est donc opportun de penser que cette pratique puisse être bénéfique pour les asthmatiques. C’est ce qu’affirme une analyse de la bibliothèque Cochrane. En effet, des chercheurs canadiens ont évalué les effets de cette pratique, pour ensuite analyser les résultats d’une quinzaine d’études américaines, indiennes et européennes. « Nos résultats indiquent que la pratique du yoga peut amener des améliorations sur la qualité de vie et les symptômes », explique le Dr Zuyao Yang de l’université chinoise de Hong Kong, auteur principal de l’étude. En revanche, il est difficile d’affirmer si cela peut permettre de diminuer l’utilisation d’un traitement.

Source : rtl.fr