Journée mondiale contre le cancer : de plus en plus de malades

La recherche sur le cancer donne de plus en plus de traitements et fait progresser la survie, mais la Journée mondiale contre le cancer dimanche est l’occasion de rappeler qu’il y a de plus en plus de malades.

Le cancer, ou l’ensemble des pathologies qu’on regroupe sous ce nom générique, a tué 8,8 millions de personnes en 2015 selon l’Organisation mondiale de la santé.

Cela en fait la deuxième cause de mortalité mondiale, après les maladies cardiovasculaires.
Le paradoxe, c’est que l’on survit de mieux en mieux grâce aux progrès de la médecine, mais que le nombre de cas augmente. D’après l’OMS, il devrait bondir de 70% au cours des deux décennies à venir.

« On sait prévenir. On sait dépister. On sait guérir, de mieux en mieux. On sait comment prendre en charge. Et, au mieux, on fait du surplace dans la lutte contre le cancer », selon Christophe Leroux, délégué à la communication de la Ligue contre le cancer en France.
Pour l’organisation, qui fête ses 100 ans cette année, le combat n’est jamais fini.

400 000 cas diagnostiqués en France

En 2018, le cancer concerne toujours en France plus d’hommes que de femmes. Les hommes représentent à peu près 55% des 400.000 cas diagnostiqués et des 150.000 décès enregistrés chaque année.

Si le nombre de cancers augmente en valeur absolue à cause de l’accroissement de la population, les hommes en meurent moins qu’avant, les femmes un peu plus. Chez les femmes le cancer du poumon tue désormais presque autant que le cancer du sein, avec plus de 10.000 décès par an. Hommes et femmes confondus, le cancer du poumon c’est 20% des décès par cancer chaque année. La prostate, le sein et le colon font également beaucoup de morts. Mais comparé à la fréquence des cas, ils affichent des taux de survie bien supérieurs car avec l’immunothérapie ou les thérapies ciblées, le panel des solutions s’enrichit.

Plus de vieux, donc plus de cancers

Plusieurs facteurs expliquent la fréquence croissante de la maladie dans le monde.

D’abord le vieillissement de la population, puisque le risque d’attraper un cancer augmente avec l’âge.
Ensuite, il y a des facteurs structurels. Les ravages du tabac, premier produit responsable du cancer dans le monde. La « malbouffe », la généralisation dans le monde d’une alimentation industrielle qui fait progresser l’obésité, facteur de risque.

Enfin l’industrialisation et l’urbanisation mal maîtrisées, à l’origine de cancers dus à l’exposition à des polluants comme l’amiante, les métaux lourds, les dioxines, les particules fines, etc… {…}

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Source : franceinter.fr